La préparation de Kimi Antonelli chez Mercedes a représenté environ 9 000 kilomètres en F1 avant ses débuts, selon Toto Wolff, mais le budget de 15 millions d’euros qui circule en ligne n’a pas été confirmé par l’écurie.

La préparation de Kimi Antonelli mesurée en kilomètres
Avant de confier au jeune Italien le baquet laissé par Lewis Hamilton, Mercedes lui a organisé un programme de roulage conséquent. L’objectif était de lui permettre de prendre ses marques au volant d’une Formule 1 avant d’en devenir un pilote titulaire. Pour cela, l’écurie a multiplié les occasions de rouler sur plusieurs circuits.
Antonelli a notamment piloté des Mercedes plus anciennes au Red Bull Ring, à Imola, à Silverstone et à Barcelone. À ces essais se sont ajoutées des participations aux séances d’essais libres en 2024, puis un test à Abou Dhabi après la saison. Son apprentissage ne se limitait donc pas à des journées privées.
Avant la saison 2025, Toto Wolff avait résumé l’ampleur du programme en évoquant « environ 9 000 kilomètres » parcourus en F1. Ce total donne une mesure concrète du travail réalisé : un volume de roulage, pas une facture ni une garantie de réussite une fois le championnat commencé.
Près de trente GP en distance, pas en expérience
Rapportés à la distance moyenne d’un Grand Prix, ces 9 000 kilomètres représentent près de trente courses. La comparaison permet de visualiser l’ampleur du programme, mais elle s’arrête au compteur : une journée d’essais et un dimanche de course ne placent pas un pilote dans les mêmes conditions.
Les kilomètres accumulés ne reproduisent ni la pression d’un départ ni les batailles roue contre roue. Ils ne remplacent pas davantage la gestion d’un week-end de compétition, où une erreur peut avoir une conséquence immédiate. Mercedes pouvait multiplier les occasions d’apprentissage, sans offrir à son futur titulaire l’équivalent d’une saison déjà disputée.
Cette préparation permettait ainsi à Antonelli de se familiariser avec l’univers de la F1, mais pas d’effacer son statut de débutant. Malgré un volume de roulage considérable, l’expérience de la course restait à construire.
Un baquet exposé pour un pilote de 18 ans
Le choix de Mercedes prolongeait un accompagnement engagé depuis plusieurs années au sein de son programme junior. En choisissant Antonelli pour succéder à Lewis Hamilton, parti chez Ferrari, l’écurie a franchi une étape bien plus engageante.
À 18 ans, l’Italien héritait d’un siège particulièrement exposé. Il ne s’agissait pas seulement de rejoindre la grille : il prenait la place du pilote le plus titré de Mercedes, avec toute l’attention médiatique attachée à cette succession. Le programme d’essais répondait à l’ampleur de ce saut, sans pouvoir en supprimer les difficultés.
Comparer cette préparation à celle de Hamilton demande toutefois de distinguer les parcours. Les deux pilotes ont rejoint Mercedes à des stades différents de leur carrière. Entre-temps, les règles, les voitures disponibles et les possibilités d’essais avaient évolué. Le seul kilométrage ne suffit donc pas à établir une équivalence entre leurs apprentissages.
La nature des tests compte autant que leur longueur : deux totaux proches ne disent pas nécessairement ce qu’un pilote a travaillé ni ce qu’il a retiré de chaque séance.
Les 15 millions d’euros ne constituent pas un budget établi
Relayé sur les réseaux sociaux, le montant de 15 millions d’euros suggère une préparation à prix d’or. Mais aucun détail vérifiable sur son calcul ni aucune confirmation officielle de Mercedes ne permet de retenir cette somme comme le coût du programme d’Antonelli.
Le périmètre reste lui aussi inconnu. Ce montant pourrait désigner l’exploitation des voitures, les équipes mobilisées ou l’ensemble des essais, sans que l’on puisse déterminer ce qui aurait été comptabilisé. Ces postes ne sont pas interchangeables : les additionner ou n’en retenir qu’une partie ne décrirait pas le même investissement.
L’absence de budget confirmé ne retire rien au travail accompli. Mercedes a multiplié les roulages avant de lancer Antonelli en Grand Prix. Le repère disponible pour mesurer cette préparation reste donc le kilométrage évoqué par Wolff, et non une somme dont le calcul n’est pas établi.





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