Le MotoGP à Sepang est confronté à un asphalte dégradé, dont les projections inquiètent plusieurs pilotes avant le Grand Prix de Malaisie.
Lors des deux premières séances d’essais du vendredi 30 octobre, des morceaux de revêtement se sont arrachés de la piste. Selon Motorsport.com, au moins un pilote a subi des contusions. La majorité du plateau a signalé une forte dégradation de l’asphalte. Prévu cette année avant le GP, le resurfaçage de l’ensemble du circuit a été reporté pour des raisons imprévues.
Le problème ne se limite donc pas à trouver de l’adhérence : les débris projetés par les motos menacent aussi les pilotes qui suivent.
Le MotoGP à Sepang redoute les projections au départ
Luca Marini décrit un revêtement abîmé dans presque tous les virages, à l’exception des virages 7 et 8. Son constat est sévère : « L’asphalte est complètement détruit, nous devons donc simplement trouver un moyen de mieux nous en sortir. »
L’Italien s’inquiète notamment du départ, lorsque le peloton sera regroupé : « Mais au départ, lors du premier freinage, les pilotes derrière risquent de recevoir beaucoup de pierres. Il vaut donc mieux partir devant. » Selon lui, la position sur la grille peut ainsi protéger les pilotes des projections.
Fabio Di Giannantonio emploie une comparaison parlante : « Maintenant, c’est un circuit de motocross, nous devons porter une protection thoracique. » Il décrit ainsi les coups auxquels les pilotes sont exposés, au-delà des difficultés de pilotage.
Les frères Márquez nuancent l’évolution de la piste
Álex Márquez ne juge pas la surface différente de celle de l’an dernier. Il estime toutefois que « trois ou quatre endroits sont vraiment à la limite, à la limite de devenir impraticables et dangereux ». À ses yeux, aucune solution ne sera possible pour ce week-end.
Marc Márquez ne constate pas non plus d’aggravation récente : « Honnêtement, je ne ressens pas de grande différence par rapport au test. » Il estime néanmoins que des travaux sont nécessaires : « Il est temps de refaire le revêtement, comme nous l’avions déjà dit l’an dernier, mais la situation n’est pas pire que lors du test. »





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