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Le GP du Mexique face à l’inconnue du nouvel asphalte

Le nouvel asphalte du GP du Mexique laisse Williams face à plusieurs scénarios stratégiques. L’écurie privilégie deux arrêts avec les mediums et les tendres, mais le graining pourrait changer la donne. En qualifications, la mise en température pourrait représenter plusieurs dixièmes.

Une monoplace de Formule 1 sur le circuit de Mexico. F1
© 2026 Getty Images / LAT Images

Le GP du Mexique pourrait se jouer sur le nouvel asphalte, dont Williams attend de mesurer les effets pour choisir entre un ou deux arrêts et affiner la préparation des pneus en qualifications.

À Mexico, le choix des gommes ne suffit pas encore à dessiner la course. Les portions resurfacées introduisent une inconnue, tant pour l’adhérence que pour la dégradation. Les écuries devront donc profiter des premiers roulages pour comprendre la piste avant de départager les scénarios stratégiques.

Paul Williams, ingénieur en chef chargé des opérations en piste chez Williams, désigne deux zones : celle allant du virage 16 au virage 1, et celle reliant les virages 7 à 16. L’écurie cherche avant tout à savoir comment ces surfaces solliciteront les pneus.

Le nouvel asphalte brouille les plans du GP du Mexique

« La rugosité et l’adhérence du nouvel asphalte détermineront à la fois le risque de graining et la difficulté de mise en température », explique Paul Williams dans la présentation du week-end de son écurie.

Le graining, cette formation de petits grains de gomme à la surface du pneu, sera donc à surveiller. Mais la tenue des gommes sur plusieurs tours n’est pas le seul enjeu : il faudra aussi les amener dans de bonnes conditions pour attaquer.

Ces deux contraintes placent les essais du vendredi 30 octobre au cœur de la préparation. Avant de choisir une stratégie, les équipes devront déterminer si le nouveau revêtement facilite la mise en température ou complique l’exploitation des pneus. Les simulations de course dépendront directement de cette première réponse.

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Un ou deux arrêts, trois gommes à départager

Pirelli a retenu les C3, C4 et C5, respectivement désignés comme pneus durs, mediums et tendres. Le dur est donc un cran plus tendre que celui proposé l’an dernier. Cette évolution ne suffit toutefois pas à fixer le nombre de passages par les stands.

Williams privilégie pour l’instant une course à deux arrêts, avec les mediums et les tendres. Rien n’est arrêté : l’écurie envisage deux autres possibilités selon le comportement des gommes.

Un graining plus prononcé pourrait rendre le dur intéressant. À l’inverse, une dégradation légèrement plus faible pourrait orienter le peloton vers un seul arrêt. Les premières séances pourraient ainsi modifier aussi bien le choix des composés que le nombre d’arrêts.

Il ne suffira donc pas de trouver le pneu le plus performant sur un tour : il faudra vérifier combien de temps il peut conserver cette performance sur le nouvel asphalte.

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Plusieurs dixièmes dans le tour de préparation

Les qualifications pourraient être tout aussi sensibles aux caractéristiques du revêtement. Les pneus demandent un tour de préparation agressif, et certaines écuries pourraient avoir besoin d’un tour de mise en température supplémentaire avant de lancer leur tentative chronométrée.

« Trouver le bon profil de mise en température pourrait rapporter plusieurs dixièmes », estime Paul Williams. Le travail accompli avant le tour rapide pourrait donc peser lourd dans le résultat, sans même changer de composé.

Il faudra aussi tenir compte des variations de température de piste. Williams avertit qu’une surface plus sombre pourrait accentuer les écarts entre les séances. Un réglage satisfaisant à un moment du vendredi pourrait ainsi devoir être revu plus tard, plutôt que servir de base définitive.

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L’altitude renforce l’enjeu des qualifications

À environ 2 200 mètres d’altitude, l’air moins dense réduit l’appui aérodynamique et complique le refroidissement. Suivre une autre monoplace rend aussi plus difficile le maintien des freins et du groupe propulseur dans leurs limites de fonctionnement.

Bien se qualifier prend alors davantage de valeur, car une remontée dans le trafic expose à ces contraintes supplémentaires. La préparation des pneus et la stratégie de course sont donc étroitement liées.

Pour Williams, les premiers tours serviront d’abord à comprendre la réaction des gommes au nouveau revêtement. De cette réponse dépendront le programme de préparation en qualifications et le choix entre un ou deux arrêts en course.

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La rédaction

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