Oliver Bearman verra arriver Rafael Câmara chez Haas en 2027, un nouvel équipier lui aussi soutenu par Ferrari qui pourrait peser dans sa quête d’un baquet à Maranello pour 2028.

Ferrari en 2028, une possibilité plutôt qu’une promesse
Un passage de Bearman chez Ferrari dépend d’abord du calendrier. Lewis Hamilton est assuré de rester dans la Scuderia en 2027, mais la durée exacte de son engagement au-delà de cette saison n’a pas été publiquement clarifiée. Sur son site officiel, la F1 rappelle que son contrat a été annoncé comme « pluriannuel » et évoque des informations suggérant une échéance à la fin de 2027.
Cette perspective nourrit les spéculations pour 2028, sans signifier que Ferrari a décidé de remplacer le septuple champion. Aucun contrat de titulaire liant Bearman à la Scuderia pour cette saison n’a été confirmé. Le baquet qu’il pourrait convoiter reste occupé.
Selon AutoRacer, le Britannique pourrait être candidat à la succession d’Hamilton. Si Ferrari ne lui propose pas de baquet de titulaire, il pourrait aussi envisager une autre écurie. Son appartenance à la Driver Academy et son parcours chez Haas le placent dans l’orbite de Maranello, mais ne lui ouvrent pas automatiquement les portes de la Scuderia. Sa prochaine saison prend donc une importance particulière.
Câmara change les repères chez Haas
L’arrivée de Rafael Câmara dans l’écurie américaine changera la donne. Le Brésilien rejoindra Haas en 2027, avec un contrat pluriannuel et le soutien de Ferrari. Bearman ne sera donc plus le seul espoir de cette filière au sein de l’équipe.
Câmara arrivera avec un titre de Formule 3 et une saison de F2 très solide. Ce bagage ne préjuge pas de ses performances en F1, où il n’a encore disputé aucun tour de course. Il donne néanmoins un intérêt particulier à son association avec Bearman : les deux pilotes chercheront à démontrer leur potentiel sous le regard de la même filière.
Pour le Britannique, il ne s’agira pas simplement de défendre sa position chez Haas, mais aussi de poursuivre sa progression et de montrer qu’il peut devenir un pilote de référence. L’arrivée d’un autre protégé de Ferrari pourrait compliquer la tâche, tout en donnant davantage de valeur à ses résultats. Devancer un équipier talentueux constituerait un argument plus convaincant qu’une candidature fondée uniquement sur son lien avec Maranello.
Une comparaison qui dépassera la qualification
Le duel ne se résumera pas au meilleur chrono du samedi. La vitesse en qualifications comptera, au même titre que la régularité en course, la qualité des retours techniques et la capacité à faire progresser la voiture. Ces critères permettront de distinguer une performance ponctuelle de l’aptitude à assumer les responsabilités d’un pilote de référence.
Les deux hommes n’ont toutefois encore disputé aucun GP ensemble chez Haas. Présenter leur association comme une guerre annoncée serait anticiper une rivalité qui n’a pas encore pris forme sur le plan sportif. Le rapport de force se dessinera en piste, pas dans les projections autour d’un éventuel transfert.
Si une place se libère chez Ferrari, leurs résultats pourraient offrir à la Scuderia un point de comparaison utile. Une saison convaincante face à Câmara renforcerait le dossier de Bearman. À l’inverse, un Brésilien immédiatement compétitif rendrait sa candidature moins confortable, sans que cette seule comparaison décide de son avenir.
Oliver Bearman refuse l’attente sans horizon
Bearman a déjà exprimé les limites de sa patience. Dans une interview publiée par la F1, il expliquait ne pas vouloir attendre « trois, quatre ou cinq ans » qu’une place se libère, au risque de gâcher ses meilleures années. Ferrari reste son objectif, sans lui garantir ni calendrier ni débouché.
La Scuderia doit aussi composer avec ses pilotes en place. Hamilton reste engagé pour 2027 et Charles Leclerc dispose d’un contrat sur plusieurs années. Une éventuelle décision dépendra donc de la disponibilité d’un baquet, des performances d’Hamilton et des besoins de l’écurie, pas seulement des résultats de Bearman chez Haas.
La saison 2027 pourrait ainsi compter bien au-delà du classement de l’équipe américaine. Elle donnera au Britannique l’occasion d’étayer sa candidature tout en évaluant ses autres possibilités si la porte de Maranello reste fermée. Battre Câmara serait un argument sportif, mais ne lui garantirait toujours pas un contrat Ferrari.






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