Les qualifications MotoGP changeront en 2027 avec deux séances distinctes pour les grilles du sprint et du Grand Prix, une réforme qui inquiète Marc Márquez et Jorge Martín mais séduit Marco Bezzecchi.
Deux qualifications MotoGP pour séparer sprint et GP
La qualification du vendredi après-midi déterminera la grille de la course sprint. Celle du samedi matin fixera la grille du Grand Prix du dimanche. Un mauvais résultat ne pèsera donc plus sur les deux courses du week-end, ce qu’apprécie particulièrement Bezzecchi.
Le samedi, les 22 pilotes participeront à la Q1, puis les 12 plus rapides accéderont à la Q2. Ce format remplacera le système actuel : la Practice du vendredi offre un accès direct à la Q2, tandis que la Q1 ne permet qu’à deux pilotes supplémentaires de se qualifier.
Les essais seront eux aussi réorganisés. Le vendredi comprendra des FP1 de 45 minutes et des FP2 de 30 minutes, tandis que les FP3 dureront 20 minutes le samedi. Quant au Warm-Up du dimanche, il laissera place à dix minutes de tours de reconnaissance avant la mise en grille.
Márquez et Martín inquiets, Bezzecchi convaincu
Pour Marc Márquez, cette réforme impose surtout davantage d’intensité et d’exigences dans un calendrier qu’il juge déjà suffisamment chargé. L’Espagnol regrette aussi le peu de place accordé aux pilotes dans les décisions : « Ce que je veux dire, c’est que les équipes et l’organisation décident, alors on accepte ou on s’en va, c’est tout. »

Jorge Martín partage cette frustration. Si le nouveau programme lui paraît intéressant, il estime que les pilotes ne sont pas suffisamment consultés. « On ne peut rien y faire tant qu’on n’est pas, disons, unis », explique-t-il.
Sa principale inquiétude porte sur la gestion des risques. Davantage d’occasions d’attaquer promettent, selon Martín, un spectacle plus intense, mais aussi une exposition accrue au danger. Il voit toutefois un point positif dans la suppression du Warm-Up : « Je crois que c’est la seule chose que j’apprécie. »
Marco Bezzecchi accueille au contraire les deux qualifications avec satisfaction. Souvent davantage en difficulté le vendredi, l’Italien y voit un moyen de limiter les conséquences d’une mauvaise journée. « On peut avoir un mauvais vendredi, et au moins on ne détruit pas deux courses avec la même qualification. »
Bezzecchi reconnaît que le programme sera physiquement éprouvant. La séparation des deux grilles lui donnera néanmoins une nouvelle chance le samedi pour le Grand Prix, indépendamment de sa qualification pour le sprint.






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