Le V8 en F1 pourrait refaire surface dès 2030. Mohammed ben Sulayem, président de la FIA, pousse pour une nouvelle génération de moteurs nettement moins électrifiée, avec l’architecture V8 comme piste privilégiée.
Le V8 en F1, une priorité pour Ben Sulayem
Mohammed ben Sulayem présente le V8 comme l’option « la plus populaire » et « la plus facile » à exploiter. Il avance trois arguments : le son, une complexité réduite et un poids plus contenu.
Le président de la FIA cite Ferrari, Mercedes, Audi et Cadillac en exemple, en référence à leurs gammes routières où le V8 reste présent. Son projet repose sur un moteur majoritairement thermique, accompagné d’une électrification très limitée.
Il oppose cette orientation à l’équilibre actuel, qu’il décrit comme un partage 46-54 entre thermique et électrique. Pour la F1, l’enjeu est clair : retrouver une motorisation plus sonore et plus simple, tout en réduisant la place de l’hybride dans la performance globale.
Cette position pourrait ouvrir un bras de fer avec la F1 et les constructeurs. Ces derniers ont fortement pesé dans les choix récents, notamment pour rapprocher les moteurs de compétition des technologies routières.
Un calendrier autour de 2030 et 2031
Les V8 ont disparu de la F1 après 2013. Ils avaient été introduits en 2006 pour contenir les coûts liés aux V10, eux-mêmes apparus en 1989. Avant cette période, le V8 avait déjà occupé une place majeure dans l’histoire du championnat.
Le moteur Cosworth reste l’un des symboles de cette époque, avec 176 victoires en Grand Prix et de nombreux titres. Cette mémoire technique pèse dans le débat actuel, d’autant que le son des moteurs hybrides introduits en 2014 reste un sujet sensible pour une partie du public.
Ben Sulayem vise 2030, soit un an avant un changement de cadre réglementaire annoncé pour 2031. À cette échéance, il affirme que la FIA pourra agir sans vote des motoristes. Si les constructeurs refusent une arrivée anticipée, le président de la FIA estime que le retour du V8 pourra être imposé un an plus tard.
Le dossier dépasse donc la seule question du bruit ou de la nostalgie. Il touche aussi au pouvoir réglementaire en F1, au poids des constructeurs et à l’identité technique que le championnat veut afficher après l’ère hybride actuelle.
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