Aston Martin reprend un peu d’air, mais la route reste étroite. Au premier trimestre, la Valhalla et les modèles spéciaux améliorent nettement les comptes. Les Aston Martin résultats 2026 restent toutefois marqués par une perte persistante, une dette nette en hausse et un nouveau renfort financier.
La Valhalla tire le chiffre d’affaires
Sur les trois mois clos le 31 mars 2026, Aston Martin a généré 270,4 millions de livres de chiffre d’affaires, soit 16 % de plus qu’un an plus tôt. Le moteur de cette progression est clairement identifié : les modèles spéciaux, avec 102 livraisons de Valhalla sur le trimestre.
Dans le détail, les volumes de gros évoluent peu. Aston Martin a écoulé 939 unités, contre 950 un an plus tôt. Le repli des modèles de cœur de gamme a été compensé par la montée des Specials, devenus un levier central pour améliorer le mix produit.
Cette évolution se lit aussi dans les marges. Le bénéfice brut bondit de 44 %, à 93,9 millions de livres, tandis que la marge brute passe de 27,9 % à 34,7 %. Pour le constructeur, l’effet Valhalla se conjugue aux bénéfices du programme de transformation engagé par le groupe.
Les pertes reculent, mais l’équilibre reste loin
Aston Martin reste dans le rouge au premier trimestre, mais l’écart se réduit fortement. La perte d’exploitation tombe à 8,9 millions de livres, contre 67,3 millions au premier trimestre 2025. Avant impôts, la perte recule également, à 65,5 millions de livres, contre 79,6 millions un an plus tôt.
Le résultat opérationnel ajusté (adjusted EBIT) progresse de 12 %, tout en restant négatif, à 56,9 millions de livres. En revanche, le résultat opérationnel ajusté avant amortissements et éléments financiers repasse en territoire positif, à 23,2 millions de livres, après une perte de 4,4 millions sur la même période l’an dernier.
La structure financière demeure le point sensible. La dette nette atteint 1,46 milliard de livres fin mars 2026, contre 1,38 milliard fin 2025. Cette hausse s’explique par une trésorerie plus basse et une dette brute plus élevée. La liquidité ressort à 177,7 millions de livres, puis grimpe à environ 230 millions sur une base pro forma grâce à une nouvelle facilité engagée de 50 millions de livres et au produit de la vente de droits de naming en F1.
Un cap annuel maintenu malgré les risques
La dynamique commerciale reste contrastée selon les marchés. Le Royaume-Uni recule de 26 %, tandis que les Amériques progressent de 11 %. La zone EMEA hors Royaume-Uni gagne 3 %, alors que l’Asie-Pacifique baisse de 5 %.
Adrian Hallmark, directeur général d’Aston Martin, estime que le trimestre confirme la trajectoire fixée : « Le premier trimestre 2026 confirme que nous sommes en bonne voie pour réaliser une amélioration financière significative cette année. » Il précise aussi que les volumes de gros sont restés proches de ceux de l’an passé, avec une marge brute montée « dans le milieu de la trentaine » grâce aux livraisons de Valhalla et au programme de transformation.
Aston Martin maintient donc ses perspectives pour 2026. Le groupe vise des volumes de gros globalement stables et une amélioration de sa performance financière. Cette trajectoire doit reposer sur un mix produit plus favorable, environ 500 livraisons de Valhalla, des gains opérationnels et un calendrier de production plus équilibré à partir du deuxième trimestre.
Les Aston Martin résultats 2026 restent cependant exposés à plusieurs incertitudes : conditions macroéconomiques et géopolitiques, possibles droits de douane américains, évolution des taxes chinoises sur les voitures ultra-luxe et dépendances de la chaîne d’approvisionnement. La priorité est limpide : optimiser les coûts, générer de la trésorerie et préserver la liquidité, avec l’objectif de se rapprocher de l’équilibre en marge opérationnelle ajustée en 2026.
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