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Usines Stellantis Europe : ventes et alliances étudiées

Stellantis étudie l’avenir de plusieurs usines Stellantis Europe, avec des options de vente ou de partage de sites. Rennes, Cassino et Madrid sont cités, tandis que Poissy se prépare à l’arrêt de la production automobile après 2028.

Usines Stellantis Europe : ventes et alliances étudiées Actualités

Le dossier des usines Stellantis Europe change de dimension. Face à une demande toujours inférieure à son niveau d’avant la pandémie, le groupe étudie désormais la vente ou le partage de plusieurs sites de production sur le continent pour résorber une capacité devenue excédentaire. Des discussions ont déjà été engagées avec des acheteurs potentiels et des partenaires industriels, y compris chez des constructeurs chinois.

Des sites français, italiens et espagnols dans le viseur

Parmi les implantations citées figurent Rennes, Cassino en Italie et Madrid en Espagne. Des représentants de Dongfeng Motor ont récemment visité les installations de Rennes, de Madrid, ainsi que d’autres sites en Italie et en Allemagne. Une hypothèse prend de l’ampleur : relancer un ancien partenariat entre Stellantis et Dongfeng, avec en perspective de possibles activités communes de fabrication de véhicules en Europe et en Chine.

À ce stade, aucune décision n’est arrêtée pour une usine en particulier. Plusieurs scénarios restent ouverts. Stellantis travaille à la fois sur un partage d’usines, afin d’exploiter des capacités aujourd’hui inemployées en échange d’un accès à des technologies, et sur la vente possible d’un ou de plusieurs sites. D’autres constructeurs chinois auraient également manifesté leur intérêt.

Le groupe exploite environ 20 usines d’assemblage de véhicules en Europe. Il demeure le deuxième constructeur de la région derrière Volkswagen. Interrogé sur ces échanges, Stellantis se contente d’indiquer qu’il mène, dans le cadre normal de ses activités, des discussions avec différents acteurs de l’industrie dans le monde sur divers sujets, sans aller plus loin.

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Poissy prépare sa mue, sous tension sociale

En parallèle, Stellantis prépare la transformation de son usine de Poissy, près de Paris. La production automobile doit y cesser après 2028. Ce basculement devrait entraîner des suppressions d’emplois et toucher également des fournisseurs comme Lear, Forvia et OPMobility.

La réaction sociale a déjà commencé. Des syndicats ont mené des protestations face à cette perspective. Le sujet ne se limite d’ailleurs pas au seul terrain industriel. En France, un accord avec un partenaire chinois attirerait forcément l’attention politique à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

Le contraste est net avec l’Italie. Le ministre de l’Industrie Adolfo Urso y affirme que le pays serait « ouvert aux investisseurs étrangers prêts à parier sur notre pays ». Le message est limpide : là où Paris risque de politiser le dossier, Rome se montre prête à accueillir des capitaux venus de l’extérieur.

Une revue stratégique pilotée au sommet

Cette réflexion sur les usines Stellantis Europe s’inscrit dans une revue plus large des opérations du groupe. John Elkann, président, et Antonio Filosa, directeur général, pilotent un travail centré sur la réduction des surcapacités en Europe. Fermer des usines reste toutefois un exercice coûteux et politiquement sensible.

C’est tout l’enjeu pour Stellantis : réduire la voilure sans provoquer de crise industrielle majeure. Entre cessions, mutualisation des outils de production et alliances avec des partenaires étrangers, le constructeur cherche une issue plus souple qu’une fermeture sèche.

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La rédaction

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