Le règlement moteur F1 2027 prend forme avec un accord entre équipes, motoristes, FOM et FIA, sur fond d’équilibre délicat entre spectacle et durabilité.
Règlement moteur F1 2027 : un compromis après plusieurs semaines
Après plusieurs semaines de discussions, les équipes, les fabricants de groupes propulseurs, la FOM et la FIA sont parvenus à un accord sur des ajustements des règles moteur pour 2027 et 2028. Mohammed ben Sulayem, président de la FIA, a salué le rôle des différents acteurs dans cette étape sensible.
L’objectif reste double : améliorer la course tout en conservant les engagements de durabilité qui ont accompagné l’arrivée ou le retour de noms comme Audi et Ford dans la discipline. L’enjeu est stratégique, car la Formule 1 prépare déjà l’équilibre de son prochain cycle technique.
« La Formule 1 a toujours évolué pour répondre à de nouveaux défis et saisir de nouvelles opportunités », a déclaré Mohammed ben Sulayem. « Ces changements proposés reflètent le travail collaboratif mené dans tout le sport afin que la réglementation continue de soutenir des courses passionnantes, l’innovation technologique et la durabilité à long terme. »
Le président de la FIA a également insisté sur le rôle de l’instance dans cette transition. « La FIA a la responsabilité de protéger l’avenir du championnat, et ces ajustements font partie de cet engagement », a-t-il ajouté.
Plus de thermique, mais le débat reste ouvert
Le changement chiffré porte sur la répartition entre moteur thermique et énergie électrique. La F1 doit passer d’un partage 53/47 entre thermique et électrique à 58/42 en 2027, puis 60/40 en 2028. Cette évolution redonne davantage de poids au moteur à combustion interne, sans renoncer au cap hybride.
Cette inflexion ne referme pas le débat pour autant. Mohammed ben Sulayem pousse aussi pour un retour aux V8 dès 2030, une piste qui devrait rencontrer une opposition nettement plus ferme. Pour l’heure, le consensus concerne uniquement les ajustements des saisons 2027 et 2028.
Le président de la FIA a remercié « le personnel de la FIA, les équipes, Formula One Group et les fabricants de groupes propulseurs » pour leur approche constructive. Les propositions doivent désormais être présentées au Conseil Mondial du Sport Automobile plus tard en juin 2026, pour validation formelle.
La F1 avance donc par touches successives. Le compromis actuel vise à préserver l’ADN du championnat, à renforcer le spectacle en piste et à maintenir le cadre technologique qui structure l’avenir des motorisations hybrides en Grand Prix.
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