L’usine BYD en Hongrie devient le pivot européen du constructeur chinois, mais son lancement industriel glisse désormais au quatrième trimestre 2026.
L’usine BYD en Hongrie attend encore ses équipements
BYD prévoit de lancer la production de véhicules dans sa nouvelle usine de Szeged, dans le sud de la Hongrie, au quatrième trimestre 2026. Ce site doit devenir la première implantation industrielle du constructeur en Europe, un jalon stratégique pour soutenir sa montée en puissance sur le marché régional.
Le calendrier accuse toutefois un retard notable. En septembre 2025, Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, indiquait que l’usine devait commencer à assembler la Dolphin Surf, une compacte électrique, avant la fin 2025. À ce stade, les équipements sont encore en cours d’installation sur place.
Dans les plans européens de BYD, la Hongrie passe donc clairement au premier rang. « La Hongrie est la priorité numéro un en ce moment. La deuxième priorité sera de se concentrer sur la recherche d’un deuxième site de production en Europe », a déclaré Stella Li au siège britannique de BYD, dans l’ouest de Londres.
Ce choix répond aussi à un enjeu industriel et commercial. En produisant des véhicules en Europe, BYD pourrait éviter les droits de douane de l’Union européenne sur les voitures électriques fabriquées en Chine. Pour un constructeur qui pousse ses modèles électriques et hybrides rechargeables hors de son marché domestique, l’implantation locale devient un levier majeur.
La Turquie mise en pause, BYD garde le cap européen
Le projet turc, lui, reste à l’arrêt. BYD avait annoncé en 2024 un investissement de 1 milliard de dollars pour cette usine, avec un démarrage envisagé en 2026. Stella Li a indiqué que la construction n’avait pas commencé et qu’aucun calendrier de production n’était fixé pour le site.
BYD n’est pas le seul constructeur chinois confronté à des délais en Europe. Chery a, lui aussi, repoussé à plusieurs reprises le lancement de la production dans son usine de Barcelone. Sa coentreprise avec le constructeur espagnol Ebro doit néanmoins commencer à fabriquer des véhicules en 2026.
Ce ralentissement du calendrier industriel intervient alors que BYD retrouve un peu d’élan commercial. En mai 2026, le groupe a enregistré sa première hausse mensuelle sur un an depuis neuf mois, portée par la croissance de ses marchés internationaux.
Les ventes de véhicules à énergies nouvelles ont atteint 383 453 unités en mai 2026, contre 382 476 un an plus tôt, soit une progression de 0,3 %. La production mensuelle s’est élevée à 380 549 véhicules, contre 349 824 en mai 2025. Le futur site hongrois arrive donc au moment où l’expansion européenne de BYD devient plus concrète, mais aussi plus dépendante de son exécution industrielle.
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