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Audi F1 : McNish demande du temps

Audi F1 : McNish demande du temps

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Audi F1 connaît un début de saison heurté, et Miami n’a pas vraiment dissipé les doutes. Allan McNish, pour la première fois aux commandes après le départ de Jonathan Wheatley, refuse pourtant de tirer des conclusions trop vite : « Jugez-nous à la fin de l’année. »

Le week-end floridien a été difficile à décrypter. Nico Hulkenberg n’a pas pris le départ du Sprint, Gabriel Bortoleto a ensuite été disqualifié, puis l’Allemand a abandonné après seulement sept tours en course. Bortoleto a sauvé une douzième place, sans inscrire de point.

Audi F1 montre de la vitesse, mais pas encore de constance

Le bilan n’est pas uniquement négatif. Sur un tour, la monoplace a régulièrement affiché un niveau encourageant. Hulkenberg s’est qualifié trois fois onzième, tandis que Bortoleto a signé une neuvième place sur la grille au Japon. L’équipe n’a manqué la sortie de Q1 qu’une seule fois.

La concrétisation reste toutefois limitée. Les seuls points d’Audi ont été inscrits par Gabriel Bortoleto à Melbourne, avec deux unités. Les deux pilotes ont aussi manqué la grille de départ une fois chacun, signe que la performance pure ne suffit pas encore à construire des week-ends solides.

McNish retient malgré tout le potentiel entrevu à Miami. Il estime que le rythme brut de la voiture était solide et souligne le travail de Hulkenberg, proche de la Q3 malgré un problème. Pour Audi, l’enjeu immédiat est clair : transformer cette vitesse ponctuelle en résultats réguliers.

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Des évolutions attendues au Canada

Audi avait apporté quatre évolutions à Miami, dont des conduits de freins avant. McNish les décrit comme modestes par rapport à ce qu’une grande partie de la concurrence avait introduit. Interrogé sur l’arrivée d’évolutions à Montréal, il confirme que l’équipe aura « des choses » pour le Canada.

Le responsable écossais rappelle aussi que certains circuits demandent une approche particulière. Le Canada est jugé très spécifique, comme Monaco, tandis que Monza présente selon lui quelques points de comparaison avec Montréal.

McNish insiste surtout sur le contexte : il ne s’agit que de la quatrième course d’une nouvelle équipe. Sauber était déjà présent, mais l’intégration du groupe motopropulseur Audi change l’équation. Et la concurrence ne va pas attendre. Avec une nouvelle réglementation, les écarts tendent à se resserrer, tandis que Williams a progressé en rythme de course à Miami. Audi ne peut donc pas se reposer sur son niveau actuel, même si McNish juge la performance de base du châssis « vraiment bonne ».

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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