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George Russell et Kimi Antonelli en bataille au volant des Mercedes F1 lors d'un Grand Prix.

Consignes d’équipe Mercedes : Wolff veut recadrer

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Le débat sur les consignes d’équipe Mercedes s’ouvre après une course où George Russell et Kimi Antonelli se sont battus au risque de laisser filer Lewis Hamilton.

Des consignes d’équipe Mercedes face à Ferrari

Mercedes laisse d’ordinaire ses pilotes se battre en piste, tant que la limite n’est pas franchie. Toto Wolff l’a encore répété, mais le contexte évolue. Sous la pression grandissante de Ferrari et de Lewis Hamilton, les duels entre George Russell et Kimi Antonelli ne relèvent plus seulement du spectacle : ils deviennent un enjeu stratégique.

Dimanche 14 juin, après la course, Wolff a admis que cette liberté avait pu coûter cher. « Nous avons essayé de courir loyalement dans le jeu d’équipe, mais cela nous a peut-être coûté la victoire », a-t-il déclaré à Sky Sports. Le point délicat tient à la gestion de deux Mercedes en lutte directe, pendant qu’un rival joue la victoire.

Avant l’arrêt de Russell, les deux pilotes se sont disputé la position avec intensité. Selon Wolff, Mercedes a perdu quatre, cinq ou six secondes sur Hamilton dans cette séquence, avant que la VSC ne change l’ordre. Le sujet dépasse donc l’autorité du muret : chaque seconde abandonnée dans un duel interne peut offrir une fenêtre stratégique à l’adversaire.

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Russell et Antonelli sous surveillance

Wolff a également décrit les rythmes contrastés de ses deux pilotes. Russell a signé un début de course très solide, au point de donner l’impression que le peloton derrière lui était arrêté, puis il a perdu du rythme. En fin de relais, Antonelli semblait avoir l’avantage.

Mercedes n’est pas intervenue, fidèle à sa ligne habituelle. « Nous ne nous sommes pas mêlés de leur combat, parce que c’est ainsi que nous avons toujours couru », a insisté Wolff. L’Autrichien veut toutefois échanger avec ses deux pilotes sur la marche à suivre lorsqu’un écart de performance apparaît entre eux.

La réflexion ne se limite pas à cet épisode. Au Canada, Russell a connu un problème moteur alors qu’il luttait avec son équipier. En Espagne, Antonelli avait abandonné peu après avoir pris le dessus sur le Britannique. Ces faits nourrissent des préoccupations de fiabilité déjà présentes dans le garage Mercedes.

Wolff voit surtout un championnat qui se resserre. « Il y a maintenant une troisième partie impliquée dans la lutte au championnat, constructeurs et pilotes », a-t-il admis. L’objectif n’est pas d’interdire la bagarre, mais de « recalibrer » l’approche lorsque Mercedes risque de se ralentir elle-même en visant une victoire.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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