Le moteur Red Bull-Ford se retrouve au centre d’un désaccord avec la FIA, Laurent Mekies contestant la méthode qui a conduit à le désigner comme référence thermique.
Le moteur Red Bull-Ford face aux conclusions ADUO
La décision a surpris une grande partie du paddock, à l’exception de Mercedes, qui défendait déjà l’idée d’un bloc Red Bull-Ford très performant avant même les premières courses. Dans le cadre de l’ADUO, la FIA considère le moteur à combustion interne du constructeur autrichien comme la référence.
Cette lecture passe mal chez Red Bull, car la piste offre un tableau plus nuancé. Mercedes est partie en pole position lors des sept premières courses et en a remporté six. Les voitures équipées d’une motorisation Red Bull ont obtenu, au mieux, des premières lignes à Miami et à Monaco, ainsi que deux podiums, celui d’Isack Hadjar à Monaco restant toutefois « en discussion ».
Le désaccord porte surtout sur le périmètre de l’ADUO. Laurent Mekies accepte que l’évaluation concerne uniquement la performance du moteur thermique, et non la partie électrique des groupes hybrides. Il conteste en revanche les conclusions qui permettraient aux deux leaders du championnat, Mercedes et Ferrari, de faire évoluer leurs moteurs.
Mekies réclame une certitude totale
« Nous sommes totalement d’accord avec le fait que le règlement demande seulement d’essayer d’estimer la hiérarchie de puissance du moteur thermique », a expliqué Laurent Mekies en Espagne. « Nous avons tous accepté cela et nous ne pensons pas que ce soit le problème. »
Le patron de Red Bull souhaite désormais comprendre la logique retenue. « Nous aimerions avoir une conversation plus approfondie, parce que nous ne voyons pas un seul échantillon de données indiquant que nous aurions un avantage sur nos amis de Mercedes », a-t-il ajouté.
Son argument s’appuie sur les écarts observés selon les circuits. Au Canada, tracé sensible à la puissance thermique, Red Bull a qualifié une voiture sixième. À Monaco, où cette sensibilité est plus faible, l’écart avec la pole était d’environ 0,04. À Barcelone, de nouveau plus exigeant sur la partie thermique, la qualification s’est encore soldée par une sixième place.
Mekies estime donc que la FIA doit disposer d’une certitude « extrême » avant d’accorder une marge d’évolution à l’équipe dominante plutôt qu’à celle qui la poursuit. Red Bull ne cherche pas à obtenir une procédure de réexamen, mais veut savoir comment cette conclusion a été construite. Les résultats officiels n’ont pas encore été publiés, ce qui rend la demande de preuves encore plus sensible.
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