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Chaîne de montage automobile dans une usine située en Espagne.

Investissements chinois en Espagne : l’auto à encadrer

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Les investissements chinois en Espagne dans l’automobile amènent Madrid à réclamer des règles européennes communes, tandis que plusieurs régions courtisent les fabricants de voitures électriques et de batteries.

Encadrer les investissements chinois en Espagne

Les responsables espagnols veulent accélérer l’adoption d’une loi européenne « Made in Europe ». Le projet soumettrait les investisseurs étrangers à des conditions en matière de contenu local, d’emploi et de transferts de technologie, ainsi qu’à des limites concernant la détention d’actifs dans les secteurs stratégiques.

En août 2026, certaines communautés autonomes définissent encore leurs exigences au cas par cas. Il n’existe toujours pas de critères communs à l’échelle nationale, et certaines modalités des accords ne sont pas publiques. La Catalogne et l’Estrémadure se présentent comme une « porte d’entrée vers l’Europe » pour la Chine, avec des bureaux en Chine et des équipes dédiées en Espagne.

SAIC, Chery, CATL et AESC développent des activités industrielles liées aux véhicules électriques et aux batteries, de manière autonome ou aux côtés de partenaires européens. BYD et Hongqi étudient également des implantations. Deuxième producteur automobile européen derrière l’Allemagne, l’Espagne emploie 600 000 personnes dans ce secteur, qui représente 10 % du PIB. Ce rôle de base industrielle pour des constructeurs étrangers rend le pays plus ouvert aux capitaux chinois que l’Allemagne.

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Des engagements qui varient selon les usines

Les investisseurs non européens dans les infrastructures et les technologies critiques doivent déjà détailler leur actionnariat, leurs financements, leurs précédentes opérations et leur plan d’activité à trois ans. Leurs dossiers sont examinés par un Comité des investissements stratégiques.

Pour construire son usine de batteries à Saragosse, CATL fera venir jusqu’à 1 700 travailleurs chinois. Le groupe prévoit en parallèle de recruter et de former 4 000 salariés espagnols pour exploiter le site. CATL vise plus de 70 % de contenu européen à pleine capacité, mais l’accord ne prévoit aucune obligation contraignante d’approvisionnement local.

En Estrémadure, AESC s’est engagée à porter la part des salariés européens à 40 % et celle de l’encadrement espagnol à 40 % d’ici à 2030, avec des programmes de formation. De son côté, SAIC prépare en Galice sa première usine européenne, sans condition d’emploi ni d’approvisionnement inscrite dans l’accord. Ces volets doivent relever de la future loi. En juillet 2026, Geely a par ailleurs conclu un accord pour reprendre une partie d’une usine Ford en Espagne.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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