La limite de mandat FIA pourrait disparaître à la présidence de la fédération. Mohammed ben Sulayem chercherait à supprimer le plafond instauré sous Jean Todt, un changement statutaire qui doit être discuté lors de l’Assemblée générale de la FIA le mois prochain.
La limite de mandat FIA au cœur des statuts
La règle actuelle remonte à Jean Todt, qui avait succédé à Max Mosley en 2009. Elle permet à un président élu d’effectuer un premier mandat, puis deux autres mandats de quatre ans en cas de réélection. La durée maximale atteint donc douze ans à la tête de la fédération.
Avant cette limitation, Max Mosley était resté en poste pendant seize ans. L’enjeu est clair : la règle fixe aujourd’hui une borne à la durée d’exercice du pouvoir au sein de l’instance qui encadre notamment la F1 et une large partie du sport automobile mondial.
Un porte-parole de la FIA a indiqué à la BBC qu’une proposition avait été déposée pour “établir une approche cohérente des mandats dans tous les organes de la FIA”, à l’image de ce qui existe déjà pour les conseils mondiaux et le sénat. Le texte reste soumis à l’approbation des conseils mondiaux et de l’Assemblée générale.

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Des conditions de candidature également concernées
La dernière élection avait vu Mohammed ben Sulayem se présenter sans opposition après le blocage des candidatures de Teddy Mayer et Laura Villars. Les règles sur les équipes de soutien avaient joué un rôle central : les candidats devaient désigner des vice-présidents pour le sport issus des six régions mondiales de la FIA.
Pour l’Amérique du Sud, une seule candidate figurait sur la liste : Fabiana Ecclestone, membre de l’équipe de Ben Sulayem. Faute d’autre choix disponible dans cette région, Mayer et Villars n’avaient pas pu compléter leur équipe. Cette règle existait toutefois avant l’arrivée de Ben Sulayem à la présidence.
Deux autres évolutions sont évoquées pour les prétendants à la présidence. Les candidats devraient démontrer une expérience suffisante au sein d’un membre de la FIA ou d’un organe de la fédération. Le délai de dépôt de l’équipe de vice-présidents passerait aussi de 49 à 100 jours avant l’élection.
Teddy Mayer critique la démarche en cours et rappelle que les limites de mandat “ne sont pas un détail bureaucratique”. Il les présente comme une garantie de bonne gouvernance, destinée à éviter la concentration du pouvoir, à favoriser le renouvellement et à maintenir la responsabilité envers ceux qu’une organisation est censée servir.
Ce débat intervient aussi dans un contexte plus large de tensions avec la F1. Mohammed ben Sulayem a récemment appelé au retour des V8 et revendiqué une autonomie complète de la FIA sur les règles F1 à partir de 2030, un point susceptible d’entretenir les frictions avec la Formula One Management.
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