Le GP du Qatar reste programmé du 6 au 8 novembre 2026, malgré les inquiétudes entourant la sécurité du déplacement et les réticences d’une majorité des pilotes évoquées par Motorsport.
Initialement attendue en avril, l’épreuve a déjà été reportée en raison du conflit régional. À l’approche du rendez-vous de Losail, deux questions se posent : la capacité du circuit à accueillir le MotoGP et les conditions dans lesquelles le paddock pourra rejoindre le Qatar, puis en repartir.
Le GP du Qatar maintenu malgré les réserves des pilotes
Selon Paddock GP, ces préoccupations ont donné lieu à deux réunions entre pilotes en sept jours. Les échanges portaient sur les risques associés au déplacement au Qatar, alors que la course demeure inscrite au calendrier pour les 6 au 8 novembre.
D’après Motorsport, une majorité des pilotes serait opposée à la tenue du Grand Prix dans les conditions actuelles. Après leur rencontre avec Carmelo Ezpeleta, ils auraient toutefois compris que le championnat entendait conserver l’épreuve.
La position rapportée ne constitue ni une annonce d’annulation ni un changement de calendrier. Elle souligne le décalage entre le maintien du rendez-vous et les réserves exprimées au sein du plateau. Pour les pilotes, le débat concerne aussi bien le déroulement des séances que le voyage.
Les organisateurs affichent leur disponibilité
Du côté de l’accueil, Abdulrahman Al Mannai s’est montré assuré : « Le compte à rebours a commencé. Nous sommes prêts à accueillir les pilotes, les équipes et les fans au Qatar pour un autre week-end de course MotoGP spectaculaire. »
Sa déclaration porte sur la préparation de l’événement. Les inquiétudes liées au contexte régional concernent d’autres aspects : d’éventuelles restrictions aériennes, des perturbations des transports ou des difficultés à évacuer le personnel si la situation se dégradait.
Lors d’une conférence au Middle East Institute, Chris Murphy a aussi averti qu’une reprise des opérations militaires américaines contre l’Iran pourrait provoquer « une escalade dévastatrice ». Ses propos décrivaient un risque, sans confirmer de décision présidentielle définitive en faveur d’une telle opération.
Des diffuseurs envisageraient de travailler à distance
Les projets de couverture télévisée illustrent une autre réponse possible à ces inquiétudes. Selon Paddock GP, DAZN serait le seul diffuseur à envisager l’envoi d’une équipe au Qatar.
TNT Sports et Ziggo Sport travailleraient plutôt depuis des studios situés hors du pays. Plusieurs antennes de Sky envisageraient le même dispositif. Ces choix restent présentés au conditionnel, mais dessineraient une couverture largement réalisée à distance.
Le maintien sportif de l’épreuve et l’organisation du déplacement restent ainsi deux dossiers distincts. Le calendrier conserve son rendez-vous de novembre, tandis que les réserves rapportées chez les pilotes et les dispositifs envisagés par les diffuseurs portent sur les conditions de participation à ce week-end.





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