Le GP de Singapour reste au programme malgré les fumées d’incendies en Indonésie et un air désormais nocif pour la santé.
Vendredi 9 octobre 2026, le PSI a atteint 170 dans la région centrale de Singapour. Cet indice de pollution atmosphérique est au plus haut cette année. Un voile de fumée était nettement visible autour de Marina Bay. La FIA ne prévoit pourtant pas de perturbation des activités en piste pour l’instant.
La F1 surveille donc aussi la qualité de l’air pendant le week-end. Aucun changement du programme n’a été annoncé.
L’effort physique en question, pas les voitures
Pour Carlos Sainz, on parle davantage de santé que de mécanique. Le pilote Williams est l’un des directeurs de l’association des pilotes de Grand Prix. Il s’interroge sur les conséquences d’un effort physique dans ces conditions.
« Nous faisons confiance à ce que disent les autorités, même si je ne suis pas sûr qu’elles recommandent de faire du sport en plein air », a-t-il déclaré.
Lewis Hamilton n’a pas remarqué de phénomène inhabituel sur le circuit. Les fumées ont toutefois compliqué son arrivée : « Nous avons eu du mal à atterrir à cause de la fumée. »
Valtteri Bottas a, lui, parcouru 420 km à vélo depuis la Malaisie. Il a observé une dégradation progressive des conditions sur le trajet. À son arrivée à Singapour, il jugeait l’air peu agréable, sans pour autant le trouver extrêmement mauvais.
Les organisateurs invitent les spectateurs à suivre les recommandations sanitaires officielles. Le conseil vise particulièrement ceux qui souffrent de troubles respiratoires ou cardiovasculaires. Les activités en extérieur peuvent être réduites si les indices continuent de grimper.
La chaleur impose le refroidissement des pilotes
Fernando Alonso ne s’attend pas à un problème mécanique lié aux fumées. Il estime aussi que les pilotes sont bien préparés. Pour lui, on retrouve le principal défi physique de Singapour : sa chaleur et son humidité habituelles.
Sur ce point, la FIA a déjà déclaré un risque lié à la chaleur. Ce « Heat Hazard » concerne le Sprint et le Grand Prix. Chaque monoplace doit donc recevoir l’équipement de refroidissement des pilotes approuvé.
La surveillance porte donc sur deux contraintes distinctes. La chaleur entraîne déjà une obligation technique. La pollution atmosphérique n’a, pour l’instant, provoqué aucune modification du programme.






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