Le Grand Prix de Belgique F1 sert de point d’étape à Audi, Cadillac et Alan Permane, entre fiabilité retrouvée, progrès en course et bataille serrée du milieu de grille.
Grand Prix de Belgique F1 : Audi stabilise son week-end
Allan McNish a retrouvé une conférence FIA en F1 pour la première fois depuis 2002, avec un rôle désormais tourné vers l’exploitation en piste d’Audi. Le directeur de la compétition a précisé que Mattia Binotto supervise l’ensemble du programme, de l’unité de puissance au châssis, tandis que son périmètre couvre le circuit, l’ingénierie, la stratégie, ainsi que l’activation, le marketing et la communication.
Cette prise de parole intervient au quatrième anniversaire du lancement du programme Audi en 2022. McNish décrit une structure entrée dans une nouvelle phase, moins concentrée sur la préparation en coulisses et davantage sur l’exécution en Grand Prix, avec des bases réparties entre Hinwil, Neuburg et Bicester.
Sur le plan sportif, Audi reste sur un résultat encourageant avec la P8 de Gabi à Silverstone. Le début de saison avait été perturbé par des problèmes de fiabilité, mais McNish estime que l’équipe a repris davantage de contrôle depuis le Canada. Depuis Monaco, la monoplace frappe régulièrement à la porte des points, même si Barcelone a laissé des regrets après l’abandon de Nico à la suite d’un incident jugé très inhabituel.
L’objectif reste mesuré pour la deuxième moitié de saison. Audi veut s’installer régulièrement dans le peloton intermédiaire, face à Racing Bulls, Cadillac et Alpine, avec une priorité claire : tirer le maximum du package chaque week-end. McNish juge aussi que Nico et Gabi forment une association équilibrée, entre expérience en course et progression continue.
Cadillac construit ses bases, Permane explique la série
Chez Cadillac, Graeme Lowdon a surtout retenu le retour des deux voitures à l’arrivée à Silverstone, aussi bien en Sprint qu’en Grand Prix. Après plusieurs courses marquées par des soucis techniques et un double abandon en Autriche, ce résultat remet l’équipe sur une trajectoire plus lisible.
Lowdon refuse toutefois de réduire les débuts de Cadillac à son seul classement. La plus récente équipe du plateau part d’une feuille blanche et cherche d’abord à construire un environnement de performance. Il a cité l’effort mené aux États-Unis, à Indianapolis et Charlotte, mais aussi à Silverstone et dans la soufflerie de Cologne. Sur le cas Valtteri et Checo, Lowdon a écarté l’idée de difficultés particulières pour Valtteri, en insistant sur leur rôle élargi dans la construction technique et humaine de l’équipe.
Alan Permane a, de son côté, expliqué pourquoi son équipe est la seule à avoir placé ses deux voitures dans les points lors des quatre dernières courses. Le développement de la voiture 2026 a commencé tard en raison de la lutte pour la sixième place la saison passée, avant une grosse évolution à Melbourne puis un fond plat de Montréal qui a transformé le comportement de la monoplace.
Le deuxième levier concerne le rythme de course. La voiture était compétitive en qualifications au Canada, à Monaco et à Barcelone, mais moins solide le dimanche. Les progrès observés en Autriche et à Silverstone ont corrigé ce point sur ces deux tracés, avec de premiers signaux positifs pour le week-end belge. Entre ses deux pilotes, Permane s’attend à une rivalité serrée, leurs tours idéaux du matin étant séparés par quelques millisecondes.
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