Joan Mir retrouve le MotoGP en Malaisie après quatre épreuves d’absence et estime que ses problèmes de santé éclairent certaines de ses difficultés du début de saison.
Le pilote Honda s’est exprimé jeudi 29 octobre devant la presse à Sepang sur les symptômes qui l’ont tenu éloigné des circuits. Jusqu’ici, la nature du problème médical à l’origine de sa pause n’avait pas été révélée. Le champion du monde 2020 décrit notamment une fatigue importante et des troubles visuels, apparus avant son retrait de la compétition.
Joan Mir comprend mieux ses difficultés en piste
Ses nombreuses chutes avaient suscité des interrogations avant cette interruption. À la question de savoir si son état de santé avait pu affecter ses performances sans qu’il en ait conscience, l’Espagnol a répondu sans hésitation : « Oui, oui, oui, complètement. Maintenant, j’ai beaucoup de réponses concernant certaines choses qui se sont passées. »
Lors de son échange en espagnol avec les journalistes, Mir a décrit une aggravation progressive de ses symptômes dans les semaines précédant le Grand Prix de Saint-Marin, en septembre. Misano avait été sa dernière course avant cette pause de quatre Grands Prix.

« Les choses les plus inquiétantes étaient les problèmes de vision, mais aussi la fatigue extrême, que je n’arrivais pas à contrôler », a-t-il expliqué. « Avant Misano, je ressentais déjà ces symptômes depuis un certain temps, mais c’est là que j’ai commencé à ne plus parvenir à les maîtriser. »
Le Majorquin a évoqué un problème visuel déjà rencontré par le passé, aggravé par le stress. Il a toutefois précisé qu’il décrivait ses symptômes, et non un diagnostic. Ses propos éclairent ainsi la fatigue extrême et les troubles de la vision qu’il a ressentis, sans établir de cause médicale précise à chacune de ses chutes.
Le Japon, une absence particulièrement douloureuse
De retour pour le GP de Malaisie, Mir a aussi été interrogé sur la frustration de manquer des courses alors que Honda traverse une période difficile. Le Japon lui a particulièrement manqué : il apprécie ce circuit et estime que sa moto y est généralement performante.
L’envie de courir ne justifiait pourtant pas de prendre le départ dans cet état. « Honnêtement, on veut toujours faire partie de la bataille, mais si on ne se sent pas bien… quoi qu’on en pense, c’est mauvais pour soi », a-t-il confié à la presse. « Ça n’aide pas, parce qu’on n’est pas prêt. »





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