David Sanchez fait l’objet d’une rumeur de départ chez Alpine, alors que l’arrivée de Mike Elliott au sommet de la structure technique d’Enstone et le recul face à Racing Bulls soulèvent des questions sur l’équilibre de l’écurie.

David Sanchez face à une nouvelle hiérarchie
Une rumeur apparue dans le paddock évoque un possible départ du directeur technique exécutif d’Alpine dans les prochaines semaines. L’écurie n’a toutefois fait aucune annonce en ce sens. Cette perspective prend une dimension particulière depuis le recrutement de Mike Elliott en septembre, à un poste qui le place au-dessus de Sanchez dans l’organisation technique.
L’ancien directeur technique de Mercedes a rejoint Enstone comme directeur général de la technique, ou Chief Technical Officer. À ce titre, il supervise désormais l’ensemble des fonctions techniques et d’ingénierie du site. Ses responsabilités dépassent donc le seul développement de la monoplace.
Cette arrivée ne signifie pas, à elle seule, que Sanchez doit partir. Une direction chargée de la vision globale peut cohabiter avec un directeur technique exécutif responsable du travail quotidien sur la voiture. Elle modifie néanmoins la répartition des responsabilités dans une écurie dont l’encadrement a déjà connu de nombreux changements ces dernières années.
Reste à savoir si ce nouvel échelon doit consolider l’organisation existante ou s’il marque le début d’une réorganisation plus large. Pour l’heure, le départ du Français relève toujours de la rumeur.
Un recrutement qui devait stabiliser Enstone
Arrivé en mai 2024, sous la direction de Bruno Famin, Sanchez avait été recruté pour structurer un département technique en reconstruction. Son parcours chez McLaren et surtout Ferrari, où il avait exercé des responsabilités majeures en aérodynamique et en conception, devait en faire l’un des piliers du redressement d’Alpine.
Son recrutement précède le retour de Flavio Briatore aux commandes du projet. Cette chronologie alimente les interrogations actuelles, sans suffire à établir qu’un changement est décidé. Elle distingue toutefois Sanchez des responsables directement choisis dans la nouvelle organisation.
D’autres éléments plaident pour la continuité. Lors de l’arrivée d’Elliott, Sanchez devait poursuivre son travail sur les monoplaces 2026 et 2027. Quelques mois auparavant, Alpine avait également renforcé son encadrement avec Jason Somerville, nommé directeur technique adjoint sous sa responsabilité.
La structure n’avait donc pas simplement été maintenue : elle avait été renforcée autour de lui. Un éventuel départ marquerait un nouveau changement de cap, alors que l’organisation technique devait précisément gagner en stabilité. Difficile, dans ces conditions, de tirer une conclusion définitive de l’arrivée d’Elliott.
Racing Bulls creuse l’écart au championnat
Le contexte sportif explique aussi la place prise par les questions d’organigramme. Alpine avait abordé 2026 avec l’ambition de s’installer durablement derrière les quatre principales écuries. Le passage au moteur Mercedes devait supprimer l’une des grandes faiblesses du projet et permettre à Enstone de concentrer ses efforts sur le châssis.
La monoplace a montré du potentiel. Pierre Gasly a signé de belles performances, tandis que Franco Colapinto a lui aussi apporté des points. Ces résultats n’ont pourtant pas suffi à préserver la cinquième place face à Racing Bulls.
Après le GP des États-Unis, Racing Bulls compte 102 points, contre 69 pour Alpine. L’écart atteint donc 33 unités, avec seulement cinq Grands Prix encore à disputer. L’écurie française se retrouve ainsi derrière l’adversaire qu’elle voulait devancer dans la hiérarchie.
Cet écart ne permet pas d’attribuer la responsabilité des résultats à un seul dirigeant. Il renforce en revanche l’importance des choix techniques et de leurs effets en piste. Pour Alpine, il ne s’agit plus seulement de réussir ponctuellement une bonne course, mais de retrouver une position durable au championnat.
Un renfort technique, pas encore un remplacement
L’arrivée d’Elliott peut ainsi répondre à deux logiques : apporter davantage de soutien et de supervision à la structure dirigée au quotidien par Sanchez, ou préparer une nouvelle répartition des responsabilités. Aucune de ces deux lectures ne constitue une décision de départ.
Les responsabilités du nouvel arrivant sont établies. Celles annoncées pour Sanchez lors de ce recrutement portaient encore sur les voitures 2026 et 2027. Malgré la rumeur qui circule dans le paddock, Alpine n’a officialisé aucune rupture.
Pour Enstone, le défi consiste donc à obtenir des résultats avec cette organisation renforcée. Avec cinq GP restants et 33 points à reprendre à Racing Bulls, l’urgence sportive est concrète. L’avenir de Sanchez demeure incertain, mais la nomination d’Elliott ne vaut pas, à ce stade, annonce de son remplacement.






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