Marc Márquez peut décrocher le titre au Grand Prix du Qatar, mais le leader du championnat a confié qu’il aurait préféré être ailleurs, tandis que Raúl Fernández décrit un paddock sous tension.
Le leader du championnat du monde de MotoGP peut être titré dimanche 8 novembre. Pourtant, lors de la conférence de presse d’avant-course, ce jeudi 5 novembre, l’Espagnol n’a pas caché son envie de limiter son séjour sur place.
« Je veux dire que j’aimerais être ailleurs. C’est pour cette raison que j’ai pris le dernier vol possible à l’aller et que je prendrai le premier vol possible au retour », a déclaré Marc Márquez. Il a aussitôt précisé son état d’esprit pour la compétition : « Mais nous sommes ici, prêts à courir et pleinement concentrés. »
Si Márquez entend se concentrer sur la course, tous les pilotes ne décrivent pas le même malaise. Pedro Acosta et Pecco Bagnaia avaient ainsi affirmé que tout semblait normal dans le paddock.
Raúl Fernández évoque la pression sur les accompagnants
Interrogé par la presse espagnole, Raúl Fernández a livré un ressenti différent. « C’est un week-end étrange, pour être honnête. Je ne suis pas à 100% de mes capacités et la situation est un peu délicate. La tension que nous ressentons tous n’est pas vraiment idéale », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette pression ne touche pas que les pilotes : les personnes qui les accompagnent ne souhaitent pas vraiment être sur place non plus. Évoquant la guerre et le sentiment de se retrouver « en plein dedans », il a jugé cet environnement peu propice au travail sur un circuit. Il a toutefois tempéré ses propos : « Au final, il n’y a pas vraiment de quoi s’alarmer. »
À cette tension s’ajoute une difficulté physique pour Fernández. Déclaré apte à participer au Grand Prix malgré une fracture de l’index, il reste gêné par sa blessure et pourrait devoir adapter son freinage.





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