Zarco au Qatar voit une occasion de décrocher un bon résultat sur le sec, entre un circuit apprécié et des absences qui pourraient faciliter son accès direct à la Q2.
Le pilote LCR aborde Lusail avec un objectif précis : tirer parti d’une piste sur laquelle il se sent naturellement rapide. À ses yeux, cette étape représente une meilleure occasion que Portimão et Valence, les deux dernières courses de la saison. Sans promettre de résultat, il a plusieurs raisons d’être confiant.
Zarco au Qatar mise sur les caractéristiques de Lusail
Le Français garde un bon souvenir de son précédent passage sur le circuit. « La performance était très bonne. J’ai le souvenir d’une super course, sur une piste qui me plaît et où je pense avoir une bonne vitesse naturelle », explique Johann Zarco.
Cette affinité nourrit aussi son analyse des chances de sa Honda. Il estime que les caractéristiques de Lusail lui conviendront davantage que celles des deux rendez-vous suivants. La vitesse de pointe fait notamment partie des atouts qu’il espère retrouver : « Ce circuit fait partie de ceux où je pense avoir une bonne vitesse de pointe et j’espère vraiment que ce sera encore le cas ce week-end. »
Son optimisme reste toutefois lié aux conditions : c’est sur piste sèche qu’il considère le Qatar comme sa meilleure occasion de cette fin de championnat. « On ne sait jamais comment on peut s’adapter à un autre circuit. Parfois, on a des surprises », tempère-t-il, avant de confirmer sa préférence pour cette étape.
Une grille réduite pour viser directement la Q2
Le plateau sera privé de plusieurs pilotes. Les quatre Yamaha ne participeront pas à l’épreuve, le constructeur boycottant ce Grand Prix. Joan Mir et Álex Márquez seront également absents. Sans Fabio Quartararo, Zarco sera le seul Français engagé au Qatar.
Ces forfaits changent les perspectives d’accès du pilote LCR à la deuxième partie des qualifications. « Je pense qu’il sera plus facile que d’habitude de passer directement en Q2, car il y aura moins de pilotes de premier plan pour y accéder », estime-t-il.
La qualification directe en Q2 constitue donc un premier objectif concret, sans promettre de classement en course. Zarco entend profiter de cette concurrence réduite : « Si toutes ces circonstances me permettent de faire un beau résultat, je ferai tout pour le prendre. » Les absences lui ouvrent une possibilité; son affinité avec Lusail doit lui permettre de l’exploiter.
Une récupération encourageante après la Malaisie
La condition physique compte aussi dans cette préparation. Une chute à Barcelone, en mai, a contraint Zarco à manquer une bonne partie du championnat avant son retour au Grand Prix d’Aragón. Il arrive désormais au Qatar avec des sensations encourageantes après la Malaisie, malgré un abandon provoqué par un problème technique.
Son bilan de cette dernière épreuve porte surtout sur la gestion de l’effort. « Je suis content de ma gestion de l’énergie sur un Grand Prix très difficile. Je n’étais pas épuisé, donc la récupération s’est bien passée, et je me sens plutôt bien ici », assure-t-il.
Il juge Lusail moins exigeant physiquement et souhaite consacrer cette énergie disponible à la recherche de performance. Cette fraîcheur s’ajoute à ses deux autres motifs de confiance : une piste appréciée et un accès à la Q2 qu’il pense plus abordable.
Des pneus simples à choisir, des sensations à retrouver
Michelin a apporté des pneus tendres et medium. Zarco considère cette sélection comme simple à gérer, même si les variations de conditions restent sensibles entre les séances.
« C’est toujours un peu particulier de rouler l’après-midi, lorsque la piste est extrêmement chaude, puis en soirée, quand les conditions deviennent presque parfaites », décrit-il. Les sensations moins bonnes dans la chaleur ne constituent cependant pas, à ses yeux, un problème majeur.
Ce rendez-vous lui donne également l’occasion de profiter encore de la puissance des MotoGP de 1 000 cm³, avant le passage à 850 cm³ en 2027. En évoquant les vitesses de 350 à 360 km/h que ces machines permettent d’atteindre, Zarco exprime son envie de savourer leurs dernières courses. Au Qatar, il a un objectif plus immédiat : transformer ses bonnes dispositions en résultat.





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