Le moteur Ferrari F1 gagne progressivement en puissance, mais Frédéric Vasseur prévient que le retard sur Mercedes ne peut pas être comblé en quelques Grands Prix.

Pourquoi le moteur Ferrari F1 progresse lentement
Frédéric Vasseur ne cache pas le déficit de la Scuderia. Malgré les évolutions introduites cette saison, le groupe propulseur italien manque encore de puissance pure face à Mercedes. Contrairement à une pièce de châssis, un moteur ne peut pas être profondément modifié entre deux courses.
« Le développement du moteur est extrêmement long. Pour le châssis, on peut effectuer une mise à jour très rapidement et retrouver le rythme », explique le directeur de Ferrari.
Les délais de fabrication des pièces, l’homologation, les passages au banc et le plafond budgétaire ralentissent le processus. Ferrari doit aussi produire ses moteurs pour l’ensemble de la saison, avec la nécessité d’anticiper chaque évolution bien avant son arrivée en piste.
La Scuderia bénéficie pourtant de l’ADUO, le dispositif d’opportunités supplémentaires de développement instauré par la FIA. Un motoriste dont le bloc thermique affiche un retard d’au moins 2 % sur la référence peut homologuer des évolutions, obtenir davantage de temps au banc et disposer d’une marge budgétaire supplémentaire.
Cette possibilité n’offre cependant aucun raccourci. Vasseur précise que Ferrari n’attendait pas de redressement immédiat avec l’ADUO 1 ou l’ADUO 2. La deuxième évolution n’a pas suffi à rejoindre Mercedes, même si elle contribue au rapprochement progressif.
Quelques chevaux peuvent changer la grille
Dans une hiérarchie où les écarts se mesurent parfois en centièmes, quelques chevaux peuvent déjà faire gagner plusieurs positions en qualifications. Un progrès limité en valeur absolue peut ainsi produire un résultat bien plus visible sur la grille.
« Si vous faites un petit progrès sur le moteur, n’oubliez pas que derrière nous, c’est une question de centièmes de seconde », insiste Vasseur. Ferrari n’a donc pas besoin de combler tout son retard en une seule étape pour en tirer un bénéfice sportif immédiat.
Le chantier principal s’inscrit néanmoins dans un horizon plus long. Maranello prépare une nouvelle évolution et vise un moteur entièrement revu pour la saison prochaine. « L’objectif est clairement de rattraper notre retard au plus vite », annonce Vasseur. D’ici là, Ferrari devra convertir chaque petit gain de puissance en places sur la grille, alors que Mercedes conserve l’avantage.

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