Oliver Bearman ne regrette pas son attaque sur Pierre Gasly à Austin, malgré une pénalité de dix secondes et des dégâts qui ont provoqué son abandon.
Le pilote Haas visait une place dans les points lorsqu’il a tenté de dépasser l’Alpine. À ses yeux, Gasly ne lui a pas laissé suffisamment de place. Les commissaires ont toutefois estimé que Bearman n’était pas assez engagé à sa hauteur au point de corde pour que son adversaire soit tenu de lui laisser de l’espace. Ils l’ont donc jugé responsable du contact.
« De mon point de vue, c’était un incident de course », a déclaré le Britannique dans le communiqué de course de Haas. Il estime avoir gardé le contrôle de sa monoplace et être monté sur le vibreur pour tenter d’éviter l’accrochage. Déjà engagé à l’intérieur de l’Alpine, il considérait ne plus pouvoir s’effacer.
Bearman a purgé sa sanction lors de son deuxième arrêt aux stands, au 22e tour. Deux boucles plus tard, Haas a retiré la voiture en raison des dommages subis dans la collision.
Pierre Gasly a lui aussi subi les conséquences du contact. Le Français a signalé d’importants dégâts au plancher, auxquels s’est ajouté un arrêt lent provoqué par un problème matériel. Il a néanmoins conservé la dixième place et le dernier point.
Au-delà du contact, le désaccord porte sur le risque à prendre. Bearman jugeait nécessaire de saisir cette occasion, Haas ne pouvant pas compter sur sa seule vitesse pour marquer. Son directeur d’écurie, Ayao Komatsu, estimait pourtant que la monoplace intacte pouvait se battre pour la neuvième ou la dixième place. Ce pari a privé Bearman de l’arrivée, sans changer sa conviction : cette tentative méritait d’être faite.





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