L’écurie Haas cherche pourquoi des pièces apparemment identiques produisent des performances différentes sur ses monoplaces, au point de compromettre ses essais et son développement.
Ces écarts ne se limitent pas au comportement de deux composants. À Austin, Ayao Komatsu a expliqué que ces variations inexpliquées avaient déjà coûté des séances de roulage, voire des week-ends entiers. « On gâche une séance. On ne peut pas se permettre de gâcher une séance. Parfois, on gâche un week-end », a déclaré le directeur de l’écurie dans des propos rapportés par The Race.
Komatsu cite deux exemples : le GP de Hongrie d’Oliver Bearman et le week-end monégasque d’Esteban Ocon. Dans les deux cas, les monoplaces n’ont jamais offert le comportement attendu, malgré les tentatives pour les améliorer. Le temps passé à chercher une solution n’a pas permis de retrouver les performances espérées.
Le développement pâtit lui aussi de cette irrégularité. Haas peut financer la conception d’une évolution, la tester par simulation informatique puis en soufflerie, sans retrouver le gain prévu une fois la pièce montée sur la voiture. Komatsu décrit ainsi un problème à plusieurs millions de dollars : l’investissement ne garantit pas le bénéfice attendu en piste.
Les contrôles par scanner laser n’ont pas permis d’expliquer ces différences. Le directeur de l’écurie envisage plusieurs pistes : la manière dont les pièces sont installées, les réglages de la monoplace et sa sensibilité à la hauteur de caisse, c’est-à-dire sa distance par rapport à la piste.
Pour pouvoir compter sur les performances d’une pièce de remplacement, Haas doit désormais identifier la cause de ces variations. Tant qu’elle n’y parvient pas, même un composant apparemment identique laisse planer une incertitude sur le comportement de la voiture.





Commentaires 0
Modérés avant publication