Oscar Piastri Mclaren reste un duo jugé solide par Mark Webber, qui balaie les rumeurs de départ de son pilote alors que le nom de Max Verstappen circule autour de Woking.
Oscar Piastri McLaren : le démenti de Mark Webber
Mark Webber a peu laissé de place à l’interprétation. Interrogé sur les discussions autour d’une possible séparation entre Oscar Piastri et McLaren, l’ancien pilote et vainqueur en Grand Prix a qualifié ces bruits de “non-sens”. Gestionnaire de la carrière du pilote australien, il vise directement les spéculations nées autour du marché des pilotes.
Sa formule est limpide : “Oscar est sous contrat avec McLaren pour un avenir prévisible. Dire qu’il pousse pour partir est un non-sens.” Dans un paddock où chaque phrase peut relancer le mercato, Webber cherche à verrouiller deux idées simples : Piastri n’est pas présenté comme disponible, et McLaren ne serait pas une étape provisoire dans sa trajectoire.
Cette précision compte, car les rumeurs ne concernent pas seulement Piastri. Elles s’inscrivent dans une séquence plus large, nourrie par les difficultés récentes de Max Verstappen et par l’idée d’un possible changement d’écurie pour 2027. Dès qu’un pilote de ce calibre est associé à une équipe de pointe, les équilibres internes deviennent un sujet. Chez McLaren, cela renvoie aussitôt aux deux baquets occupés par Lando Norris et Oscar Piastri.
Verstappen, sécurité et mercato 2027
La séquence qui a relancé les discussions autour de Verstappen part d’un week-end difficile, marqué par un abandon après une défaillance d’aileron arrière. L’incident est survenu quelques jours après un problème similaire pendant les qualifications en Autriche. Le Néerlandais a rapidement qualifié ces épisodes de “dangereux”, un mot lourd dans un environnement où la confiance dans la monoplace conditionne autant la performance que la sérénité du pilote.
S’ajoute à cela le manque de compétitivité relatif de sa voiture, présenté comme un autre facteur ayant nourri l’idée d’une alternative pour 2027. Verstappen est lié depuis longtemps à Mercedes dans les discussions de paddock, mais McLaren apparaît désormais davantage dans le paysage. La logique des rumeurs est facile à suivre : si un quadruple champion du monde regarde ailleurs, seules quelques équipes peuvent être perçues comme des destinations crédibles.
Cela ne transforme pas une possibilité évoquée en scénario construit. La nuance reste essentielle. Le bruit autour de Verstappen crée une pression narrative sur McLaren, sans suffire à faire bouger un contrat existant. Webber s’appuie précisément sur ce point pour écarter l’idée d’un Piastri déjà en retrait ou en quête d’une porte de sortie.
Zak Brown ferme la porte à un baquet libre
La position de McLaren va dans le même sens. Zak Brown s’est dit “très heureux” de ses deux pilotes, Lando Norris et Oscar Piastri. Le patron de l’écurie a reconnu qu’un nom comme celui de Verstappen déclenche forcément de l’agitation, tout en insistant sur la satisfaction de McLaren à l’égard de son duo actuel.
La réponse la plus claire concerne le baquet lui-même. Pressé sur ce que McLaren pourrait proposer au quatre fois champion du monde, Brown a expliqué ne pas y avoir vraiment réfléchi, puisqu’il dispose déjà de deux pilotes dans ses monoplaces. Sa conclusion ne laisse guère d’ouverture : il ne pourrait pas lui offrir un baquet dans sa voiture de course.
Brown admet aussi l’existence de quelques échanges brefs, mais précise qu’ils “n’ont mené nulle part”. La phrase distingue un contact de marché, courant dans l’univers de la F1, d’une négociation structurée. Un patron d’écurie peut entendre, discuter, sonder ou répondre sans que cela signifie qu’un volant soit réellement sur la table.
Dans ce contexte, le message de McLaren tient sur deux niveaux. Publiquement, l’équipe réaffirme sa confiance dans Lando Norris et Oscar Piastri. Sportivement, elle évite de fragiliser l’un de ses pilotes au moment où les discussions autour de Verstappen pourraient faire glisser l’attention vers une hiérarchie supposée dans le garage.
Pourquoi Piastri se retrouve au centre des spéculations
Si Piastri est visé par ces rumeurs, ce n’est pas parce que Webber ou McLaren ont ouvert une porte. C’est surtout parce que la circulation du nom de Verstappen oblige à imaginer quel baquet pourrait être concerné. Dans les discussions médiatiques et en ligne, Norris est souvent présenté comme le pilote le plus installé dans l’écosystème McLaren, ce qui dirige naturellement les spéculations vers l’autre côté du garage.
Webber conteste cette lecture. Il affirme qu’“il y a eu beaucoup de fiction écrite” au sujet de Piastri et d’autres équipes. Le choix du mot “fiction” n’est pas neutre : il ne se contente pas de démentir une hypothèse, il classe ces récits dans le domaine de la construction imaginaire plutôt que dans celui du marché réellement actif.
McLaren, de son côté, répète vouloir Piastri sur le long terme. Cette formulation rejoint celle de Webber sur le contrat et renforce l’idée d’une continuité. Pour un jeune pilote, la stabilité autour du volant a une valeur sportive directe : elle permet de construire une relation technique avec l’équipe, de s’installer dans les méthodes de travail et d’éviter que chaque contretemps soit lu comme un signal de départ.
La rumeur Verstappen ne se limite donc pas à une histoire de transfert potentiel. Elle teste aussi la solidité de la communication de McLaren autour de son duo. Pour l’instant, la ligne est claire : Piastri reste engagé avec l’écurie, Brown ne présente aucun baquet disponible, et Webber refuse de laisser prospérer l’idée d’un pilote australien déjà tourné vers la sortie.
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