Red Bull 2026 part clairement de loin. Après les premiers rendez-vous, l’écurie n’occupe que la cinquième place ex aequo du classement constructeurs, pendant que Max Verstappen et Isack Hadjar ne sont que neuvième et douzième chez les pilotes. Un début de campagne compliqué, que Laurent Mekies relie directement à un choix assumé : avoir continué à développer la monoplace 2025 jusqu’au bout, au lieu de basculer plus tôt sur le nouveau cycle réglementaire.
Un choix assumé malgré le prix à payer
La fin de saison 2025 a pesé lourd. Mclaren a bien décroché le titre constructeurs à Singapour, son deuxième d’affilée, mais le championnat pilotes restait encore ouvert, même avec 63 points de retard pour Max Verstappen sur Oscar Piastri. Dans ces conditions, McLaren comme Red Bull ont continué à se battre sur le terrain du développement, là où d’autres avaient déjà redirigé leurs moyens vers 2026 et sa refonte réglementaire majeure.
Avec le recul, Mekies ne change pas de ligne. « Nous pensions, et nous pensons toujours, que c’était la bonne chose à faire », explique le Français. Pour lui, basculer trop tôt sur 2026 aurait eu tout d’un renoncement, avec l’idée que la saison suivante réglerait les problèmes sans avoir réellement compris les limites de la voiture 2025.
Il admet en revanche le revers immédiat de cette stratégie. Le temps et l’énergie consacrés à la fin de campagne 2025 ont forcément pesé sur le point de départ de Red Bull 2026. « Bien sûr que nous en payons un peu le prix aujourd’hui », reconnaît-il. Pas question, pour autant, d’en faire un alibi. L’équipe n’est « pas heureuse du point de départ », mais elle reste persuadée de pouvoir cerner ses faiblesses et relancer la machine.
Un début de saison déjà sous tension
Les premiers Grands Prix ont rapidement donné la mesure du problème. En Australie, Verstappen a été éliminé dès la Q1 en qualifications. Au Japon, il s’est arrêté en Q2. Pour une équipe habituée à viser la pole et la victoire, le signal est net.
Mekies refuse pourtant d’installer Red Bull dans une logique de transition. « Nous essayons de tout faire pour que ce ne soit pas une année de transition, malgré l’ampleur du défi, malgré le défi du nouveau groupe motopropulseur », assure-t-il. Le ton est clair. L’écurie n’est « pas du tout » dans cet état d’esprit et se dit en « mode attaque totale ».
Le Français décrit un site de Milton Keynes entièrement mobilisé. Il évoque un feu présent « dans chaque département », avec une obsession : retrouver au plus vite une voiture plus compétitive et une meilleure place sur la grille. L’enjeu ne se limite donc pas à comprendre la monoplace actuelle. Il s’agit aussi de la faire progresser assez vite pour reprendre l’ascendant sur la concurrence.
Red Bull veut éviter l’année sacrifiée
Au fond, le message de Mekies est simple : Red Bull 2026 ne doit pas devenir une saison jetée au nom de l’avenir. Même avec un nouveau moteur à gérer et un départ manqué, l’équipe veut continuer à se battre sur le développement.
La ligne est risquée, mais elle reste cohérente. En 2025, Red Bull a choisi d’aller jusqu’au bout pour tenter de jouer le titre pilotes. En 2026, l’écurie assume le contrecoup sans renier sa méthode. Reste maintenant à convertir ce discours offensif en progrès visibles dès les prochains rendez-vous.
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