Le Jaecoo 7 a dominé les immatriculations britanniques en septembre 2026, alors que Londres étudierait des taxes supplémentaires sur les voitures électriques chinoises.

Avec 10 813 immatriculations, le SUV chinois prend la tête du marché. La Tesla Model 3 suit avec 9 929 unités. Le Ford Puma complète le trio avec 6 958 immatriculations. Le Jaecoo 7 avait déjà pris la première place en mars. Ces deux mois pèsent particulièrement lourd au Royaume-Uni. Ils correspondent aux changements de millésime des plaques d’immatriculation.
Lancé début 2025, le Jaecoo 7 coûte moins cher que le Range Rover Evoque, dont il reprend certains codes esthétiques. Une dotation généreuse et des offres de financement agressives renforcent son attrait. On comprend l’intérêt des acheteurs, mais la fiabilité appelle à la prudence. La dernière enquête de fiabilité britannique de What Car? le classe parmi les modèles les moins bien placés.
Les marques chinoises gagnent du terrain
En septembre, les marques chinoises ont capté environ 23 % des immatriculations britanniques. BYD a vendu 20 140 voitures et prend la deuxième place derrière Volkswagen. Mg a placé son HS parmi les dix modèles les plus vendus. Les ventes de Chery, maison mère de Jaecoo, ont plus que triplé sur les neuf premiers mois de 2026 par rapport à 2025.

Les électriques produites en Chine ne subissent pas de droits de douane supplémentaires au Royaume-Uni. Cette absence de surtaxe contribue à leur avantage tarifaire. L’Union européenne, elle, applique ces droits depuis 2024. Mais on aurait tort de réduire la progression chinoise aux seules électriques. Les hybrides et hybrides rechargeables, comme le Jaecoo 7, y occupent aussi une place importante.
Chery cherche également un ancrage industriel. Le constructeur a ouvert un centre de recherche et développement à Millbrook. Il discute aussi avec Nissan d’une production à Sunderland. Le Jaecoo 7 pourrait faire partie des modèles assemblés dans cette usine.
Des taxes à l’étude, des projets industriels en jeu

Le gouvernement britannique étudierait désormais une taxation des voitures électriques chinoises. Aucune décision n’a été prise. Aucune taxe supplémentaire n’est actuellement appliquée.
Bruxelles prépare des règles « Made in Europe » pour certaines aides et commandes publiques. Elles visent à privilégier les véhicules produits sur son territoire. Des responsables européens auraient averti Londres des risques de son ouverture aux voitures chinoises. Celle-ci pourrait compliquer l’accès des constructeurs britanniques à ces dispositifs. Au premier semestre 2026, 58 % des voitures exportées depuis le Royaume-Uni étaient destinées à l’Union européenne. La Chine en recevait environ 4 %.
Taxer les importations pourrait réduire leur avantage tarifaire. Mais cela pourrait aussi freiner les projets industriels chinois. Maintenir la politique actuelle pourrait compliquer les relations avec l’Union européenne. C’est le premier débouché de l’industrie automobile britannique.






Commentaires 0
Modérés avant publication