Le Mondial de Paris 2026 fait cohabiter une Citroën 2CV électrique, des hommages aux icônes françaises et les modèles de 20 marques chinoises jusqu’au 18 octobre.
Ouverte depuis le 13 octobre à la porte de Versailles, cette 91e édition mêle concepts et premières apparitions publiques. Les halls 4 et 6 concentrent plusieurs nouveautés françaises, tandis que les constructeurs chinois sont présents dans tous les halls. Au fil de la visite, une distinction se dessine entre les études de style et les modèles qui préparent plus directement une arrivée en série.

Citroën et Peugeot revisitent leurs classiques

Dans le hall 4, Citroën remet la 2CV au premier plan avec un concept électrique. Selon le constructeur, celui-ci serait proche à 90 % du modèle de série attendu en 2028. Au-delà de l’hommage à une silhouette ancienne, il laisse donc entrevoir ce que pourrait être son retour.
Les ailes galbées et le capot nervuré renvoient à la voiture présentée au Salon de Paris de 1948. Même les pneumatiques participent à cette filiation, avec la présence du partenaire historique Michelin. La motorisation change, mais la carrosserie conserve les signes distinctifs de la « deux pattes ».
Toujours dans le hall 4, Peugeot aborde son passé autrement, entre une sportive électrique et deux études de style.

La future 208 de troisième génération n’est pas exposée. La Peugeot E-208 GTI est en revanche au rendez-vous, avec 280 ch annoncés. À ses côtés, deux concepts explorent des périodes différentes de l’histoire du constructeur : les rallyes des années 1980 pour l’un, le coupé RCZ apparu à la fin des années 2000 pour l’autre.

La Peugeot E-T16 reprend le thème de la 205 Turbo 16, associée aux rallyes du groupe B. L’hommage prépare aussi la suite : ses extrémités donnent des indices sur le dessin de la troisième génération de la 208. Les premières pistes stylistiques se cherchent donc sur ce concept, et non sur la citadine elle-même.
Le second exercice reprend les grandes lignes du RCZ commercialisé de 2009 à 2015, tout en modifiant ses proportions. La longueur passe de 4,29 m à 4,60 m. Le coupé prend ainsi une autre dimension, sans perdre sa parenté avec le modèle d’origine.
Renault fait dialoguer Gordini et Espace

Dans le hall 6, Renault puise lui aussi dans son patrimoine avec deux études de style aux références bien différentes. La première transforme la Renault 8 Gordini en coupé. Le bleu et les bandes blanches maintiennent le lien avec la berline, mais les lignes tendues changent nettement son allure.
Ce dessin est signé du Français Kevin Goncalvez, passé chez Peugeot, où il a notamment dessiné l’actuelle 208. L’évocation de la carrosserie italienne tient donc au style du concept, et non à l’identité de son créateur.

Le Renault E-Space Concept explore une autre mémoire de la marque : celle du monospace lancé en 1984. Après le coupé inspiré de la Gordini, le changement de registre est complet. Renault revisite ainsi son patrimoine de deux façons bien distinctes, plutôt que de décliner une même recette sur plusieurs silhouettes.
Alpine prépare l’A110 électrique sans la dévoiler

En face de Renault, Alpine montre les éléments de son futur modèle plutôt que sa carrosserie définitive. L’Alpine A110 électrique, attendue en 2027, n’est pas exposée sous sa forme finale. Le stand réunit à la place trois éléments qui en donnent un aperçu.
Le châssis APP côtoie le mulet qui a effectué ses premiers tours de roues à Goodwood durant l’été 2026. Une sculpture drapée complète l’ensemble, ne laissant apparaître que certains détails de style. De quoi observer la préparation de la future sportive, sans encore en découvrir toutes les lignes.
Les constructeurs chinois jouent sur tous les registres

Avec 64 voitures présentées par 20 marques chinoises, cette présence dépasse largement un seul hall ou une seule catégorie de véhicules. Deux modèles illustrent particulièrement la diversité des propositions exposées.
Dans le hall 5.2/5.3, la Denza Z occupe le terrain de la supercar électrique. Elle annonce 1 604 ch et 1 240 Nm, des chiffres qui la placent à l’extrémité sportive de cette sélection, loin des références historiques des stands français.

Le BAW 212, installé dans le hall 7.1, prend la direction opposée. Ce baroudeur rustique conserve une motorisation diesel et des origines qui remontent aux années 1960. L’offre des marques chinoises exposées à Paris ne se limite donc pas à la voiture électrique : elle comprend aussi ce 4×4 thermique à l’ancienne.
Les autres premières du Mondial de Paris 2026
Le parcours se poursuit avec plusieurs premières apparitions publiques. La Smart #2 est à découvrir dans le hall 5.2/5.3. Le hall 4 rassemble également l’Audi A2 E-tron et la Fiat Grizzly, à voir lors du passage sur les stands Citroën et Peugeot.
Chez Mercedes-Benz, l’AMG GT 4 EV accompagne la célébration des 140 ans de la marque. Ces débuts publics, les concepts français et les deux propositions chinoises contrastées donnent plusieurs visages au salon. Pour le visiteur, il reste surtout à distinguer les modèles dévoilés, les hommages stylistiques et les indices sur de futures voitures.






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