Le prix de la Dacia Sandero atteint désormais 13 990 €, mais l’abandon du moteur SCe de 65 ch rend la version d’accès nettement plus polyvalente.

Pourquoi le prix de la Dacia Sandero augmente de 700 €
Lors de son lancement en 2020, la troisième génération de Sandero était proposée à partir de 8 690 €. Son entrée de gamme coûtait encore 13 290 € il y a quelques semaines, avant la suppression du trois-cylindres atmosphérique 1.0 SCe de 65 ch. Le tarif minimal passe donc à 13 990 €, soit 700 € de plus.
Dacia a choisi de ne pas adapter ce moteur à la future norme antipollution Euro 7. Une telle évolution aurait coûté trop cher au regard de ses faibles ventes. Ce bloc dégradait également les performances de la citadine par rapport au moteur turbo, sans offrir une économie de carburant assez importante pour compenser.
La Sandero reçoit donc désormais d’office le 1.0 TCe de 100 ch. Avec 35 ch supplémentaires et un turbo, les relances promettent d’être plus franches. La progression du prix de départ ne se résume donc pas à une simple hausse tarifaire : elle accompagne la disparition d’une motorisation peu choisie et limitée hors des parcours urbains.
Cette évolution confirme malgré tout l’éloignement progressif des Dacia proposées sous la barre des 10 000 €. À l’autre extrémité de la gamme, la première Sandero hybride débute désormais à 19 900 €, un niveau encore inédit pour le modèle.
Une version Essential toujours très dépouillée
Le moteur plus performant ne corrige pas toutes les limites de la Sandero d’entrée de gamme. À 13 990 €, la finition Essential conserve des compteurs à aiguilles, tandis qu’un simple support pour smartphone remplace l’écran tactile. Cet équipement minimal peut convenir à un acheteur qui cherche avant tout une voiture neuve abordable, mais il risque de peser au moment d’une future revente en occasion.
Pour un usage polyvalent, la finition supérieure paraît plus cohérente. Proposée à 16 050 €, la Sandero Expression bénéficie d’un équipement plus complet tout en conservant le TCe 100. Ce positionnement soulève toutefois un autre problème : pour un surcoût très limité, Dacia propose une motorisation plus puissante et compatible avec un carburant moins cher.

Le GPL rend la Sandero Eco-G 120 plus intéressante
Disponible uniquement à partir de la finition Expression, le récent trois-cylindres 1.2 Eco-G développe 120 ch. Cette Sandero ne coûte que 100 € de plus que le TCe 100 équivalent, soit 16 150 €. L’écart paraît faible compte tenu des 20 ch supplémentaires et de la possibilité de rouler au GPL.
Le gaz procure aussi un avantage fiscal en 2026. La version Eco-G échappe au malus écologique, tandis que le TCe 100 supporte une pénalité d’au moins 310 €. Malgré une puissance fiscale de 6 CV, contre 5 CV pour le moteur essence, le coût de la carte grise reste ainsi plus favorable au GPL. Le supplément demandé à la commande se trouve donc rapidement compensé.
À 16 150 €, la Sandero Eco-G 120 demeure l’une des voitures neuves les moins chères du marché. Les constructeurs chinois se sont encore peu engagés sur le segment des citadines thermiques abordables sans électrification. Dacia conserve ainsi une place particulière, soutenue par le cap du million d’exemplaires vendus en France.

L’électrique accentue la pression sur la Sandero
La Sandero doit néanmoins composer avec les versions essence des Citroën C3 et Fiat Grande Panda. Elle affronte également certaines voitures électriques, dont les prix baissent fortement grâce aux aides publiques. Pour les ménages en situation de précarité énergétique, la nouvelle Dacia Spring peut revenir à 11 720 € avec la prime coup de pouce maximale.
Les foyers aux revenus plus élevés peuvent obtenir un tarif de 14 280 € après déduction du bonus écologique le plus bas. La Spring se rapproche alors de la Sandero Essential sur le plan financier, jusqu’à devenir moins chère dans certains cas. Elle reste toutefois beaucoup plus petite, et son autonomie réduite ne répond pas aux mêmes besoins. Le choix dépend donc autant du type de trajets que du prix d’achat ou du coût du carburant.
Cette concurrence interne préfigure la transformation de la gamme Dacia. Une quatrième génération de Sandero est attendue pour 2028, notamment avec une déclinaison 100 % électrique. En parallèle, la variante baroudeuse Stepway doit devenir un modèle à part entière. D’ici là, l’Eco-G 120 apparaît comme le compromis le plus solide pour conserver le volume et la polyvalence de la Sandero tout en limitant son budget d’utilisation.

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