La puce Waymo pour robotaxi entre en production afin d’accélérer le traitement des capteurs de la dernière génération de véhicules autonomes de l’entreprise.
La puce Waymo pour robotaxi traite trois flux
Gravé en 5 nm, cet ASIC, un circuit intégré conçu pour une application précise, reçoit en temps réel les données brutes du LiDAR, des radars et des caméras. Il alimente ensuite les systèmes embarqués d’apprentissage automatique qui participent aux décisions de conduite.
Ses accélérateurs spécialisés extraient immédiatement les informations utiles de chaque flux. Le débruitage temporel vise notamment à faciliter leur exploitation lorsque la luminosité baisse. Les données sont ensuite envoyées au moteur d’inférence de Waymo, chargé de les fusionner.
Pour ce traitement initial des capteurs, l’ASIC développe plus de 1 000 TOPS de performances dédiées à l’apprentissage automatique. Cette puissance doit avant tout réduire le délai entre la perception de l’environnement et la décision du véhicule.
L’architecture répond à trois exigences. Sa faible latence doit autoriser une réaction en temps réel sans conducteur humain de secours. Renforcé, le matériel doit résister aux vibrations, aux chocs et aux températures extrêmes grâce à son intégration au refroidissement liquide du véhicule. Le système prévoit également une redondance.
En parallèle, Waymo poursuit ses collaborations avec AMD, Micron, Nvidia, Samsung, SanDisk, Socionext et TSMC pour différents composants de son système informatique. Cet ASIC compte parmi plusieurs éléments matériels sur mesure en cours de développement.
Une avancée technique sur fond d’expansion
En juin 2026, Waymo a créé Waymo Germany, une entité juridique enregistrée à l’adresse des bureaux munichois de Google. Cette implantation signale des préparatifs en vue d’une éventuelle arrivée de ses robotaxis sur le marché européen.
Le développement de cette technologie fait également suite à une importante opération financière. En février 2026, Waymo a bouclé un tour de financement de 16 milliards de dollars, portant sa valorisation à 126 milliards de dollars après l’opération. Dragoneer Investment Group, DST Global et Sequoia Capital ont mené l’investissement. Alphabet demeure le premier actionnaire, tandis qu’Andreessen Horowitz et Mubadala Capital ont également participé.
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités






