Avec un nouveau bureau à Hangzhou, Renault en Chine renforce sa R&D pour accélérer le développement de futurs modèles mondiaux.
Renault en Chine mise sur Hangzhou pour le logiciel
Renault Group étoffe son dispositif de développement en Chine avec l’ouverture d’un bureau de R&D à Hangzhou, dans la province du Zhejiang. Cette implantation complète l’Advanced China Development Center, l’ACDC, déjà installé à Shanghai.
Le nouveau site travaillera sur trois domaines devenus essentiels dans l’automobile actuelle : le développement logiciel, l’intelligence artificielle et l’expérience utilisateur. À Shanghai, les équipes ACDC restent concentrées sur l’intégration matérielle, les groupes motopropulseurs et l’ingénierie véhicule complète.
Cette organisation éclaire la stratégie de Renault. Le constructeur veut accéder plus rapidement aux compétences du premier marché automobile mondial, en particulier dans l’électrification, le logiciel embarqué et l’IA. L’objectif affiché consiste à mieux préparer les technologies des futurs véhicules destinés aux marchés internationaux, dans le cadre de la stratégie futuREady.
Philippe Brunet, directeur de la technologie de Renault Group et responsable de l’ACDC, résume l’enjeu en expliquant que le bureau R&D de Hangzhou renforce la capacité du groupe à se connecter à l’écosystème d’innovation chinois et à ses talents d’ingénierie. Il ajoute que l’ACDC doit continuer à jouer le rôle de « boussole technologique » tout en améliorant la vitesse de développement, la compétitivité et la qualité des projets mondiaux.
La Twingo E-Tech comme exemple de cette méthode
Renault met déjà en avant un projet concret pour illustrer cette montée en puissance chinoise : la Twingo E-Tech. Le programme aurait été bouclé en 22 mois, avec l’appui de partenaires chinois. Dans une industrie où les cycles de développement des véhicules électriques se raccourcissent, ce délai sert de vitrine à la nouvelle organisation.
L’ACDC élargi collaborera avec les centres de R&D mondiaux de Renault en France sur les prochains modèles globaux, notamment les futures voitures électriques à batterie. Hangzhou ne remplace donc pas les bases françaises de l’ingénierie, mais ajoute un point d’appui dans un écosystème où fournisseurs, logiciels et technologies électriques évoluent très vite.
Ce renforcement reflète aussi une évolution du marché : la Chine n’est plus seulement un débouché commercial pour les constructeurs européens. Elle devient un laboratoire d’industrialisation et d’innovation, capable d’influencer la conception de modèles vendus bien au-delà de ses frontières.
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