La retraite progressive chez Schaeffler devrait concerner environ 1 300 salariés en Allemagne, avec pour objectif de réduire les effectifs et les coûts sur les sites du pays.
La retraite progressive chez Schaeffler s’élargit
Face à la forte demande des salariés, le directoire a validé l’extension du programme. Négocié avec le comité d’entreprise du groupe, le dispositif nécessite un double accord : celui du salarié et celui de son responsable hiérarchique. Schaeffler entend ainsi réduire progressivement ses effectifs tout en préservant sa compétitivité à long terme.
Les formules proposées vont de deux à huit ans, selon les sites et leurs besoins en personnel. La plus courte prévoit une année en phase active, suivie d’une année en phase passive. La plus longue répartit quatre années dans chacune de ces deux phases.
Une charge exceptionnelle prévue en 2026
L’offre concerne les salariés nés en 1971 ou avant. Parmi les personnes éligibles, Schaeffler prévoit un taux d’adhésion proche de 20 %, soit environ 1 300 salariés, tous postes directs et indirects confondus.
L’opération doit entraîner une charge ponctuelle d’environ 51 millions d’euros, comptabilisée comme élément exceptionnel en 2026. Les économies sont attendues à partir de 2027. Le programme pèsera donc d’abord sur les comptes avant de contribuer à la baisse des coûts.
Pour Astrid Fontaine, directrice des ressources humaines de Schaeffler, « ces dispositifs répondent au fort intérêt de nos salariés tout en créant des solutions flexibles, adaptées aux besoins individuels comme aux exigences de l’entreprise ». Le groupe y voit également un moyen d’offrir une transition prévisible vers la retraite et de faire évoluer la pyramide des âges.
Les modalités du programme reprennent largement celles des mesures structurelles dévoilées en novembre 2024. Ce même mois, Schaeffler avait confirmé la fermeture de deux usines, l’une en Autriche et l’autre au Royaume-Uni, dans le cadre de sa restructuration.
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