La scission de Stellantis n’est pas envisagée par Antonio Filosa, qui défend les technologies communes aux marques européennes et américaines et exclut aussi la vente de Maserati.
Interrogé par Bloomberg Television au Mondial de l’Auto, le directeur général du groupe a jugé une séparation « pas du tout plausible ». Son argument tient à l’organisation industrielle de Stellantis : les marques partagent des technologies développées pour l’ensemble de sa gamme mondiale.
Pourquoi Filosa écarte la scission de Stellantis
Les 14 marques du constructeur partagent notamment des motorisations ainsi que des architectures logicielles et informatiques. Chacune s’appuie sur ce socle technique pour ses véhicules. Pour Antonio Filosa, cette organisation mondiale justifie de conserver les activités européennes et américaines au sein d’un même ensemble.
Le dirigeant réexamine toutefois la stratégie du groupe, notamment la répartition des investissements entre les marques. Plusieurs d’entre elles visent les mêmes clients sur le marché généraliste. L’arbitrage porte donc sur les moyens accordés à chacune, sans passer par une séparation géographique.
Maserati conservée, les investissements réexaminés
Filosa a également fermé la porte à une cession de Maserati. Stellantis n’envisage « pas du tout » de vendre la marque de voitures de sport. Ce choix va de pair avec son refus de séparer les activités européennes et américaines.
Créé en 2021 par la fusion de Fiat Chrysler et de PSA, Stellantis a présenté en mai 2026 son plan stratégique FaSTLAne 2030. Doté de 60 milliards d’euros sur cinq ans, ce plan doit accélérer la croissance et améliorer les bénéfices dans le cadre du redressement du constructeur.
Au Mondial de l’Auto, qui se déroule du 12 au 18 octobre 2026, le groupe expose plus de 60 véhicules issus de huit marques, dont neuf concept cars. On y trouve notamment une Citroën 2CV entièrement électrique, qui utilise une technologie développée par son partenaire chinois Leapmotor.
Cette stratégie passe aussi par les coopérations avec les constructeurs chinois. Stellantis prévoit d’approfondir sa relation avec Dongfeng Motor. Filosa a déjà défendu l’idée que ces partenariats pourraient aider l’Europe à résorber ses surcapacités de production sans fermer d’usines.






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