Les suppressions d’emplois Volkswagen pourraient encore s’étendre, Oliver Blume évoquant jusqu’à 50 000 postes supplémentaires dans une note interne.
Suppressions d’emplois Volkswagen : le scénario s’alourdit
Le directeur général Oliver Blume durcit la pression sur les coûts, alors que le groupe voit ses profits reculer sous l’effet des droits de douane, d’une concurrence plus vive en Chine et d’un besoin d’efficacité accru dans son outil industriel allemand.
Volkswagen a déjà accepté 50 000 suppressions de postes, y compris dans ses divisions Porsche et Audi. Dans sa note interne, le dirigeant met désormais en avant un désavantage de coûts de 20 % par rapport à des entreprises comparables. Sur cette base, il évoque une « déduction théorique » de 50 000 emplois supplémentaires dans le monde.
Blume précise que VW évalue, « dans toutes les marques, sociétés et régions », le nombre d’ajustements « réellement nécessaires et faisables ». Le total pourrait donc atteindre 100 000 postes, même si le patron du groupe présente ce chiffre comme un scénario de travail, et non comme un volume arrêté.
Des usines allemandes sous pression
Le plan présenté au conseil de surveillance jeudi 9 juillet 2026 a été repoussé par les représentants des salariés. Les propositions auraient notamment inclus des réductions d’effectifs et la possible fermeture de quatre sites.
« À ce jour, nous ne pouvons toujours pas confirmer de cas d’utilisation compétitifs pour les sites d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm dans les années 2030 », écrit Oliver Blume. Le dirigeant dit privilégier des « solutions intelligentes » plutôt que des fermetures. Parmi les pistes mentionnées figurent des activités liées à la défense, ainsi que la production en Europe de modèles VW chinois afin de mieux utiliser des usines sous-chargées.
Après ces discussions, Volkswagen a surtout insisté sur une nouvelle baisse des capacités de production et sur une réduction progressive de moitié de sa gamme, sans mentionner publiquement les suppressions de postes ni les fermetures d’usines.
Le mouvement répond aussi à une logique de trésorerie. En juin 2026, VW a accepté de vendre 51 % d’Everllence, son unité de moteurs diesel lourds, à Bain Capital. Le constructeur prévoit de conserver 49 % du capital à moyen terme, tout en poursuivant ses coupes dans les coûts.
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