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La monoplace Alpine F1 en piste lors d’un Grand Prix de Formule 1.

Alpine F1 : Renault juge Otro Capital inutile

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Alpine F1 traverse une séquence stratégique charnière, tandis que Renault remet ouvertement en cause l’intérêt sportif et opérationnel de l’entrée d’Otro Capital au capital de l’écurie.

Alpine F1 et Otro Capital, un partenariat sans impact

Renault adopte un ton direct. François Provost, CEO du groupe Renault, estime que le partenariat noué entre Alpine F1 et Otro Capital n’a pas apporté de bénéfice réel à l’équipe de Formule 1. Annoncé en juin 2023, l’investissement associait RedBird Capital Partners, Otro Capital et Maximum Effort Investments au sein d’un groupe d’investisseurs, avec 200 millions de dollars injectés contre 24 % de l’écurie.

À l’époque, l’opération valorisait la structure française autour de 900 millions de dollars. Elle s’accompagnait d’un volet médiatique très appuyé, porté par des noms exposés comme Ryan Reynolds, Michael B. Jordan, Rob McElhenney, puis Rory McIlroy, Patrick Mahomes, Travis Kelce, Anthony Joshua ou Trent Alexander-Arnold.

L’objectif affiché était de renforcer Alpine dans le sponsoring, les médias, l’hospitalité, le merchandising ou encore les droits commerciaux. Provost écarte pourtant tout effet opérationnel notable. « Nous gérons l’équipe », affirme-t-il, avant d’ajouter qu’Otro n’a « aucun droit » ni « aucune valeur ajoutée » pour aider à faire fonctionner l’écurie.

Le dirigeant va plus loin et qualifie ce partenariat de non concluant. Otro souhaite vendre sa participation, mais Renault doit donner son accord. Pour Provost, le point central reste que cette éventuelle cession n’a « aucun impact » sur le fonctionnement quotidien de l’équipe.

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Renault veut garder le contrôle de l’écurie

La participation d’Otro suscite des intérêts. Un consortium impliquant Christian Horner a été cité, tandis que Mercedes a également montré un intérêt avant de reculer devant un prix demandé de 720 millions de dollars, ce qui valoriserait désormais l’écurie française autour de 3 milliards de dollars.

Renault ne paraît pas pressé. Provost fixe deux lignes rouges : le constructeur français conservera le contrôle et n’a pas l’intention de vendre ses propres parts. Si Otro cède les siennes, le futur actionnaire minoritaire devra partager une proximité, un objectif commun et des intérêts alignés avec Renault.

Sur le plan sportif, le message reste stable. Depuis son passage au statut de cliente de Mercedes, l’équipe a nettement progressé et occupe actuellement la cinquième place du classement. Provost assure que Renault veut rester en F1, un championnat qu’il présente comme le plus grand événement sportif, avec plus de 800 millions de suiveurs et 100 millions de plus par an.

Le retour éventuel des V8, défendu par Mohammed ben Sulayem, ne modifie pas la priorité du moment. Provost soutient cette direction, mais pas dans l’idée de faire revenir Renault comme motoriste. Sa priorité demeure la reconstruction à court terme, après une période jugée déstabilisante et une performance trop faible.

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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