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Fernando Alonso tacle les F1 hybrides à Monaco

Fernando Alonso tacle les F1 hybrides à Monaco

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Fernando Alonso n’a pas mâché ses mots à Monaco. Très critique envers les monoplaces hybrides actuelles, le double champion du monde estime que cette génération de F1 rend le pilotage trop imprévisible, surtout au freinage. Après une FP1 marquée par une touchette à l’entrée de la Nouvelle Chicane, le pilote Aston Martin a signé l’une de ses sorties les plus sévères.

Fernando Alonso juge cette F1 trop imprévisible à Monaco

« C’est probablement la pire génération de voitures que j’aie jamais pilotée à Monaco », a lancé Fernando Alonso. Sa critique vise d’abord la manière dont la batterie se recharge au freinage et au lever de pied, avec un fonctionnement capable de modifier le comportement de la voiture d’un tour à l’autre.

Le pilote espagnol pointe une conséquence directe : un frein moteur difficile à anticiper. « Parfois vous en avez moins, parfois vous avez de la poussée et parfois non », a-t-il expliqué. Lorsque la batterie est pleine, la récupération d’énergie ne se fait plus de la même façon, ce qui change encore les sensations au freinage.

À Monaco, cette irrégularité se paie cher. Sur un tracé urbain où le placement de la voiture et la confiance au freinage sont essentiels, une monoplace dont les réactions varient complique immédiatement le travail du pilote.

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Une Aston Martin jugée trop instable

L’incident de la FP1 n’a pas adouci le constat d’Alonso. En fin de séance, il a perdu le contrôle au freinage avant de heurter la barrière à l’entrée de la Nouvelle Chicane. Il relie cette difficulté à la forte récupération d’énergie sur l’essieu arrière et aux rétrogradages, qui doivent fonctionner avec le coup de gaz moteur pour engager le rapport suivant.

« Il y a beaucoup de choses en cours cette année et il semble que nous ne soyons pas encore au niveau », a-t-il reconnu. Sa conclusion est encore plus tranchée : « Les voitures hybrides ne devraient pas courir. C’est aussi simple que ça. »

Sous le regard d’Adrian Newey, Alonso a aussi décrit son Aston Martin comme « beaucoup trop incohérente » et touchée par un « sous-virage chronique ». Un problème que l’écurie basée à Silverstone n’est pas encore parvenue à résoudre.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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