Le financement d’Aston Martin fait l’objet de discussions avec des partenaires financiers potentiels, le constructeur souhaitant préserver des liquidités suffisantes pour mettre en œuvre sa stratégie.
Le financement d’Aston Martin réexaminé
Le conseil d’administration examine régulièrement la structure de capital du groupe, autrement dit l’équilibre entre dette et fonds propres. Aston Martin a confirmé que des échanges étaient en cours avec de possibles partenaires financiers, sans dévoiler leur identité. Sa priorité reste d’appliquer sa stratégie, de prolonger la dynamique positive du premier trimestre 2026 et d’obtenir l’amélioration sensible de ses performances financières attendue sur l’ensemble de l’exercice, tout en conservant suffisamment de liquidités.
Ces discussions surviennent après que Bloomberg a fait état de négociations avec plusieurs fonds, dont HPS Investment Partners. Le schéma envisagé serait garanti par des actifs d’Aston Martin placés hors de portée des créanciers actuels. Ce montage « drop-down » permettrait d’adosser le nouveau financement à ces actifs. Le cabinet Simpson Thacher conseillerait le constructeur dans cette opération.
Les créanciers existants veulent garder la main
Face à cette perspective, plusieurs détenteurs de dette se sont organisés. Arini Capital Management, BlackRock et Sculptor Capital Management ont choisi Jefferies Financial Group comme conseiller financier, craignant qu’un accord de dette ne les expose davantage à des pertes potentielles. Ils ont écrit à Aston Martin pour proposer de nouveaux financements si nécessaire, mais aussi des discussions plus larges sur la structure de capital.
Cette recherche de marges de manœuvre ne part pas de zéro. En avril, certains actionnaires avaient déjà accordé 50 millions de livres sterling de financement par dette afin de renforcer la trésorerie. Sur les trois mois clos le 31 mars 2026, Aston Martin a enregistré une perte trimestrielle et vu son endettement augmenter, malgré un nouveau soutien financier du Yew Tree Consortium de Lawrence Stroll.
Le constructeur doit également composer avec des retards de produits, des problèmes de qualité, une demande affaiblie en Chine et les droits de douane américains. Le prochain financement devra donc préserver les liquidités recherchées sans accentuer l’inquiétude des créanciers existants.
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