Charles Leclerc à Silverstone retrouve le chemin de la victoire, offre à Ferrari son 250e succès en F1 et répond aux critiques des dernières semaines.
Charles Leclerc à Silverstone : Ferrari franchit un cap
La victoire de dimanche 5 juillet à Silverstone offre à Ferrari son deuxième succès de la saison et ajoute une ligne symbolique à son histoire : la Scuderia compte désormais 250 victoires en championnat du monde, une compétition dont elle n’a manqué que 16 manches depuis 1950.
Pour Leclerc, ce résultat compte surtout par son contexte. Le Monégasque restait sur une période délicate, entre erreurs, manque de feeling avec la monoplace et comparaison défavorable avec Lewis Hamilton, son équipier chez Ferrari. Après deux podiums, Hamilton avait récemment signé sa première victoire, ainsi que celle de Ferrari, depuis 2024, ce qui avait encore renforcé la pression autour de Leclerc.
« Ça compte beaucoup », a expliqué le pilote Ferrari après son succès. « Quand les choses deviennent difficiles, et c’est exactement la situation dans laquelle j’étais lors des dernières courses, il y a beaucoup de négativité autour de moi, avec des récits qui se créent. Ce n’est jamais un environnement agréable pour travailler. »
Leclerc souligne aussi le rôle de l’équipe dans ce rebond. « Garder la tête baissée, continuer à travailler très dur et obtenir le résultat d’aujourd’hui, j’en suis très fier pour toute l’équipe, qui m’a poussé et aidé à retrouver ce feeling avec la voiture. »
Un bruit numérique que Leclerc veut couper
Le pilote monégasque dit avoir pris ses distances avec les réseaux sociaux, au moins pour réduire l’impact des critiques. « Quand il y a autant de négativité autour, ce n’est pas agréable à voir. J’essaie de ne pas regarder mon téléphone et de me concentrer sur ce qui est pertinent », a-t-il détaillé.
Son analyse reste lucide : en F1, l’image d’un pilote peut basculer très vite. « On passe de héros à zéro, puis de zéro à héros, en deux jours dans ce sport. Cela peut influencer la manière dont on voit une situation. Mon travail était vraiment d’essayer de couper ce bruit. Je sais que je ne suis pas devenu un mauvais pilote du jour au lendemain. »
Leclerc relie surtout ses difficultés aux nouvelles monoplaces, qu’il juge très particulières et différentes des habitudes acquises depuis ses débuts en course. Après un début de saison solide, il a perdu des sensations, puis Ferrari a modifié plusieurs éléments, avec un retour au niveau souhaité plus lent que prévu. Il évoque aussi des problèmes le dimanche qui lui ont coûté de nombreux points.
La victoire de Silverstone ne règle donc pas tout. Leclerc parle d’une « première étape » et veut confirmer sur plusieurs types de circuits. « Je ne dois pas m’emballer en pensant que la guerre est terminée », a-t-il prévenu. Le résultat apaise l’ambiance, mais le travail avec cette Ferrari continue.
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