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Des monoplaces de F1 en lutte à Silverstone pendant un Grand Prix.

F1 à Silverstone : le yo-yo inquiète les pilotes

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F1 à Silverstone ravive les inquiétudes des pilotes après un Sprint marqué par de forts écarts de vitesse et une gestion d’énergie jugée parfois dangereuse.

F1 à Silverstone : le retour du yo-yo

Le Sprint disputé samedi a lancé la course sur un rythme très animé, sans que cette agitation soit seulement perçue comme du spectacle. Plusieurs pilotes ont surtout relevé un phénomène de yo-yo, avec des monoplaces capables de perdre ou de reprendre beaucoup de vitesse selon leur déploiement d’énergie.

À Silverstone, le sujet prend une ampleur particulière. Les longues lignes droites et les enchaînements rapides accentuent les écarts entre voitures, alors que d’autres circuits récents, comme le Canada, Monaco, Barcelone ou l’Autriche, semblaient avoir masqué une partie du problème.

Max Verstappen, déjà critique avant même l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation, n’a pas voulu relancer le débat. Interrogé après le Sprint, le Néerlandais a simplement répondu : « J’ai décidé de ne plus rien dire à ce sujet. » Le pilote Red Bull avait été débordé au premier tour par Charles Leclerc et Oscar Piastri, dans une séquence révélatrice de ces différences de rythme.

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Leclerc et Piastri alertent sur les vitesses de rapprochement

Charles Leclerc a décrit une situation délicate en bagarre. « Quand nous étions en lutte, nous étions très vulnérables parce que notre déploiement était très différent de celui des autres », a expliqué le pilote Ferrari. Il a notamment cité l’approche du virage 15, où il se disait « très, très lent » par rapport aux voitures autour de lui, tandis que Verstappen l’était « encore plus ».

Pour Leclerc, ces écarts compliquent la gestion des duels. Il ne s’agit pas seulement de dépasser, mais aussi d’anticiper une voiture qui ralentit brutalement ou qui revient avec un net surplus de vitesse.

Oscar Piastri a dressé un constat similaire. L’Australien a reconnu avoir passé une bonne partie du premier tour à « essayer d’éviter de percuter l’arrière des autres ». Il a qualifié ce départ de « chaos » dans l’utilisation de l’énergie, avec des moments « assez dangereux ».

Le pilote Mclaren estime également que Spa pourrait présenter les mêmes difficultés. Pour le Grand Prix de ce dimanche 5 juillet 2026, les pilotes savent donc à quoi s’attendre : une course potentiellement spectaculaire, mais sous tension, où les écarts de vitesse pourraient compter autant que la stratégie ou le rythme pur.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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