Charles Leclerc remporte le GP de Grande-Bretagne F1 à Silverstone et relance Ferrari après plusieurs week-ends difficiles.
GP de Grande-Bretagne F1 : Leclerc retrouve le déclic
Charles Leclerc a renoué avec la victoire ce dimanche 5 juillet 2026 à Silverstone, au terme d’une course plus limpide dans ses premiers tours que dans son final. Bien lancé, le pilote Ferrari a pris les commandes dès les premiers mètres, avant de gérer ses pneus et les réglages disponibles au volant, avec un ressenti enfin revenu dans la monoplace.
Cette victoire compte d’autant plus qu’elle met fin à une attente de 624 jours. Leclerc sortait d’une séquence difficile, entre son crash en Q3 à Monaco, un abandon lié à un problème en course, un nouvel accroc à Barcelone puis un week-end autrichien sans grand éclat. À Silverstone, il estime avoir retrouvé la confiance indispensable sur un tracé où l’engagement fait la différence.
La fin de course a pourtant ravivé la tension. Kimi revenait vite sur lui avant de rencontrer un problème, offrant à Leclerc une marge plus confortable. La Safety Car est ensuite intervenue tardivement, avec des pneus refroidis après plusieurs tours à environ 100 à 120 km/h. Le restart n’a finalement pas eu lieu, un scénario frustrant pour les tribunes, mais précieux pour préserver la victoire.
Russell et Hamilton complètent le podium
George Russell termine deuxième après une course qu’il décrit comme difficile à résumer. Son week-end avait été perturbé par un manque de vitesse de pointe en qualifications, puis par une crevaison en course. Le Britannique estime avoir été chanceux avec la neutralisation finale, tout en reconnaissant que ses pneus froids l’auraient exposé en cas de relance.
Ce podium reste particulier pour Russell, puisqu’il s’agit de son premier à Silverstone. Il retient aussi une bataille serrée avec Max et Lewis Hamilton, mais juge que la performance pure doit progresser s’il veut rester dans la lutte au championnat.
Hamilton, lui, repart avec un 16e podium à Silverstone, sans cacher sa déception. Il a écopé de cinq secondes de pénalité après avoir volé le départ, puis a souffert d’un équilibre dégradé. Après avoir retiré de l’appui, il s’est retrouvé avec beaucoup de sous-virage en début de course, laissant Leclerc creuser l’écart.
Pour Ferrari, le signal est fort : deux victoires sur les trois dernières courses et une performance inattendue sur un tracé où l’équipe pensait accuser plusieurs dixièmes de retard. Leclerc refuse d’en faire une garantie pour la suite, mais Silverstone marque un vrai point de bascule dans sa saison.
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