Un piège technique a compromis le départ de George Russell en Hongrie : l’anti-calage a fait chuter le pilote Mercedes de la sixième à la 19e place avant sa remontée.
Le départ de George Russell en Hongrie décrypté
George Russell s’élançait en sixième position, tandis que la pénalité infligée à son équipier pour une infraction sous drapeau jaune plaçait ce dernier juste derrière lui. À l’extinction des feux, le Britannique n’a pourtant presque pas bougé. Lorsqu’il a enfin pu s’élancer, il avait reculé au 19e rang.
Durant l’attente sur la grille, les pilotes maintiennent le régime moteur à un niveau précis. Chez Russell, ce régime a augmenté de façon disproportionnée par rapport à sa sollicitation de l’accélérateur, jusqu’à atteindre le limiteur. En cherchant à reprendre le contrôle, il a réduit sa demande à moins de 10 % d’accélérateur au moment exact où les feux se sont éteints.
« Il a pris le départ avec beaucoup trop peu d’accélérateur, sans que ce soit de sa faute », résume Bradley Lord, directeur adjoint de Mercedes. Le système anti-calage s’est alors activé. Lord n’a toutefois pas précisé l’origine exacte de la hausse de régime à l’origine de cette séquence.
Une remontée jusqu’à la septième place
Au fil de son premier relais, Russell a dépassé ses adversaires un à un. Il a finalement terminé à la septième place, malgré un autre contretemps lié au déclenchement de la VSC en fin de course.
La neutralisation virtuelle est intervenue un tour après son deuxième arrêt. S’il avait pu effectuer ce pit stop sous VSC et profiter d’une perte de temps réduite, Russell aurait pu obtenir un meilleur résultat que sa septième place finale.
Après la course, le pilote Mercedes n’a pas caché sa lassitude. Évoquant le problème rencontré par Oscar Piastri au départ du GP de Belgique, il a estimé être davantage touché par les incidents que ses rivaux cette saison : « Je n’ai jamais vécu une saison comme celle-ci de toute ma carrière, encore moins en F1. Cette année, j’ai vraiment l’impression d’avoir besoin d’une pause. »
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités






