Le budget cap Ferrari s’invite au cœur du duel avec Mercedes, après les doutes exprimés par Toto Wolff sur le rythme des évolutions de la Scuderia.
Budget cap Ferrari : Wolff s’étonne des évolutions
La tension monte entre Ferrari et Mercedes autour du plafond budgétaire en F1. En Autriche, le week-end précédent, Toto Wolff s’est dit surpris par la capacité de la Scuderia à multiplier les nouveautés sur sa monoplace.
Le patron de Mercedes a estimé que Ferrari devait bientôt manquer de marge sous le cost cap. Il a expliqué que son équipe ne disposait pas du même coussin budgétaire pour introduire autant de pièces, puis ajouté qu’il espérait voir la situation évoluer en fin de saison. Selon cette logique, Ferrari ne pourrait alors plus amener de nouvelles évolutions, tandis que Mercedes en garderait en réserve.
Sa sortie touche un point sensible du paddock : sous plafond budgétaire, chaque développement aérodynamique ou mécanique oblige à arbitrer. Installer tôt une pièce performante peut rapporter gros, mais cela entame aussi l’enveloppe disponible.
Vasseur refuse l’accusation implicite
Vendredi 3 juillet à Silverstone, Fred Vasseur n’a pas caché son agacement. Le patron français de Ferrari a jugé la remarque « assez ironique venant de Toto et Mercedes ». Il a résumé son sentiment par une formule directe : quand Red Bull ou Mercedes développent, ils sont présentés comme des génies; quand Ferrari développe, elle serait accusée de tricher.
Vasseur a appelé à « se calmer » sur le sujet, en assurant que Ferrari n’avait pas apporté plus de pièces que Red Bull ou qu’une autre équipe. Interrogé sur une éventuelle insinuation de tricherie de la part de Wolff, il a répondu que parler d’un dépassement du cost cap allait, pour lui, dans cette direction.
Le dirigeant de la Scuderia n’a pas voulu expliquer pourquoi Wolff ciblait Ferrari plutôt que Red Bull, autre écurie engagée dans un programme d’évolutions soutenu. Sa réponse a été nette : il faut poser la question à Toto Wolff, lui-même disant ne pas en avoir la moindre idée. Quant à un échange direct avec l’Autrichien, Vasseur a préféré couper court : il vaut mieux éviter d’en parler.
Sur le fond, Ferrari défend une logique simple. Si une amélioration est disponible tôt, mieux vaut l’utiliser pour gagner quelques dixièmes pendant cinq courses plutôt que seulement sur les deux dernières. Vasseur a aussi nuancé la perception extérieure : certaines nouveautés semblent importantes, alors qu’il ne s’agit parfois que de modifications de quelques pièces.
Le cadre financier évolue également avec la nouvelle réglementation châssis. Pour 2026, le plafond proposé passe de 135 millions de dollars à 215 millions de dollars, tandis que celui des motoristes augmente de 95 à 130 millions de dollars.
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