Aller au contenu
Monoplace de Formule 1 moderne vue en piste

Ben Sulayem veut alléger la F1

Partager

Mohammed ben Sulayem remet la F1 plus légère au centre du débat : des monoplaces plus compactes, moins complexes, et capables selon lui de renouer avec un V8 électrifié.

Une F1 plus légère que 650 kg dans le viseur

Les F1 2026 doivent déjà perdre 30 kg par rapport aux monoplaces de 2023 à 2025. Pour Mohammed ben Sulayem, ce premier régime ne va pas assez loin. Le président de la FIA vise une baisse plus nette, jusqu’à faire passer la catégorie sous un seuil symbolique.

« Quelle est la pire chose dans les voitures aujourd’hui ? », interroge-t-il. Sa réponse tient en quatre points : « La complexité, plus d’argent, les dépenses, et aussi une grosse voiture. » À ses yeux, une monoplace trop grande et trop lourde pose un problème direct : « Une grosse voiture lourde, qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que ce n’est pas sûr. »

La sécurité a pourtant contribué à cette prise de poids, ce que Ben Sulayem reconnaît sans détour : « Nous avons ajouté 50 kg à cause de la sécurité. Mais maintenant, j’aimerais voir une voiture complète, totale, à moins de 650 kg. Mon objectif est 630. »

Le contraste est marqué avec le début de l’ère hybride. En 2014, les F1 pesaient 690 kg. Entre 1995 et 2008, elles descendaient à 595 kg. Depuis longtemps, les pilotes dénoncent le poids et le gabarit des monoplaces modernes, jugées trop massives dans certains enchaînements et moins agiles dans le trafic.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Le V8 comme levier technique et émotionnel

Cette cure d’amaigrissement ne concerne pas seulement le châssis. Ben Sulayem défend aussi l’idée d’un retour du V8, avec une électrification réduite et des carburants durables. « Le V8 doit arriver, avec une puissance du moteur thermique d’environ 760 chevaux et 10 % d’électrification. Cela lui donnerait le son », avance-t-il.

L’argument dépasse la seule question sonore. Il touche aussi aux coûts. « Ce serait beaucoup moins cher », ajoute le président de la FIA, en visant notamment la recherche et développement, c’est-à-dire les budgets consacrés à la conception et à l’évolution des moteurs. « En tant que moteur seul, il serait beaucoup plus léger, agréable, et le son reviendrait pour les spectateurs. »

La taille des voitures reste l’autre grand chantier. Dans les années 80 et 90, les monoplaces pouvaient atteindre 2 150 mm de large et 4 500 mm de long. L’ère hybride a ensuite ramené des autos très imposantes, jusqu’à 2 000 mm de large et 5 600 mm de long. Pour 2026, les dimensions évoquées descendent à 1 900 mm de largeur et 3 400 mm de longueur, mais le constat demeure : les F1 restent trop grandes pour certaines pistes.

Ben Sulayem résume son pari par une formule directe : « Je ne vois pas où nous pourrions nous tromper. Les fans auront quelque chose que nous devons leur donner. »

Partager

Restez informé

Suivez-nous sur Google Actualités

Suivre

A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

Voir tous les articles
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *