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Monoplaces de F1 dans le paddock du circuit de Barcelona-Catalunya

F1 GP de Barcelone : Audi regarde déjà plus loin

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Le F1 GP de Barcelone replace le développement moteur au cœur des débats, avec Audi, Mercedes et Haas face à des opportunités susceptibles de compter bien au-delà du week-end catalan.

F1 GP de Barcelone : Audi attend un gain, pas un miracle

Pour Audi, les nouvelles marges de développement accordées via l’ADUO constituent un vrai levier. Mattia Binotto a toutefois calmé les attentes à court terme. Le responsable italien rappelle que l’écart avec les meilleures équipes vient surtout de l’unité de puissance. L’ADU offre davantage de plafond budgétaire, plus d’heures au banc et une liberté de développement élargie, mais pas un bond soudain de 10 kW dès la course suivante.

La démarche s’inscrit plutôt dans un travail de fond. Audi garde en ligne de mire un objectif fixé à 2030, et Binotto insiste sur le temps nécessaire pour faire progresser un moteur, souvent plus long que pour certaines pièces de châssis. Barcelone occupe d’ailleurs une place particulière pour l’équipe : la monoplace y a roulé pour la première fois le 9 janvier, avant les essais hivernaux de fin janvier.

Depuis ce roulage initial, les progrès ne tiennent pas seulement à l’aéro ou à la gestion de l’énergie. Binotto met surtout en avant l’exploitation en piste, la fiabilité des séances et les opérations. Les pilotes avaient découvert une voiture difficile à piloter, avec un moteur qualifié d’« inconduisible » et des passages de rapports compliqués. Les calibrations logiciel ont donc joué un rôle majeur dans la montée en puissance.

Paul Aron a lui aussi marqué des points en FP1. Binotto s’est dit satisfait de le voir enfin boucler une séance propre, après des roulages précédents perturbés l’an passé. Le rookie a été jugé rapide dès son premier run dans une voiture qu’il n’avait jamais essayée en piste.

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Mercedes surveille Monaco, Haas capitalise sur son début de saison

Chez Mercedes, Toto Wolff voit également l’intérêt d’une nouvelle homologation. Sans cette possibilité, une équipe pourrait se retrouver dépassée par un rival capable d’avancer plus vite. Le sujet reste cependant réévalué toutes les quelques courses, ce qui empêche de considérer la situation comme figée.

Wolff est aussi revenu sur Monaco, après la réintégration de la P3 de Pierre Gasly. Mercedes n’entend pas contester ce résultat, mais souhaite que la FIA examine les recours possibles pour la course de George Russell. L’écurie estime que l’épisode des excès de vitesse dans la voie des stands, signalé avant la course, a eu de lourdes conséquences pour son pilote.

Haas, de son côté, s’appuie sur un début de saison solide, avec des top 10 dans cinq des six premières courses. Ayao Komatsu reste prudent : la VF-26 a progressé, mais l’évolution introduite à Montréal a aussi révélé certaines faiblesses de fond. Un simulateur doit devenir opérationnel juste avant ou autour de la pause estivale à Banbury, avec l’espoir d’accélérer la préparation des week-ends plus tard dans la saison.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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