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Fernando Alonso lucide face à la crise d’Aston Martin

Fernando Alonso lucide face à la crise d’Aston Martin

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Fernando Alonso ne cherche pas à entretenir de faux suspense autour d’Aston Martin en F1. Après Miami, où les deux monoplaces de l’écurie ont vu l’arrivée pour la première fois de l’année, l’Espagnol a prévenu que le discours allait vite devenir répétitif : sans évolution avant l’après-été, les attentes resteront limitées.

Fernando Alonso assume un discours répétitif

Interrogé sur les perspectives d’Aston Martin pour le Canada, Fernando Alonso a d’abord évoqué de possibles progrès sur la facilité de pilotage, mais pas sur la performance pure. Le double champion du monde s’attend donc à un week-end difficile, dans la continuité des précédents.

« Nous allons faire des progrès du point de vue de la conduite. Pas de la performance », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que la situation allait « sembler répétitive ». Le constat est simple : à chaque jeudi, vendredi, samedi et dimanche de Grand Prix, les mêmes questions reviennent, et les réponses changent peu.

Alonso ne rejette pas l’exercice médiatique. Il a même répondu avec humour à un journaliste qui s’excusait : « C’est bien, vous faites votre travail, nous roulons vite. Mais le message est répétitif. » Le problème, pour Aston Martin, est ailleurs : aucune évolution n’est prévue avant l’après-été.

Dans ces conditions, l’Espagnol juge inutile de promettre un renversement rapide. Ce qu’Aston Martin peut espérer au Canada serait, selon lui, similaire à ce qui l’attendrait aussi en Autriche. L’enjeu immédiat devient donc autant sportif que mental : gérer la frustration dans l’équipe.

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Pourquoi Aston Martin préfère attendre

Alonso assure pourtant être « en paix » avec la situation. L’équipe lui a expliqué qu’un gain d’un ou deux dixièmes par course ne changerait pas sa position actuelle. Dans ses mots, Aston Martin se situe autour de la P20 ou de la P19, avec la voiture suivante à environ une seconde.

Cette précision éclaire la logique de l’écurie. En F1, une petite évolution peut coûter cher en conception, en production et en ressources, surtout sous le budget cap. Si le gain ne permet pas de dépasser un rival ou de changer de zone de course, l’investissement peut vite perdre de son intérêt.

Alonso résume cette approche sans détour : tant qu’Aston Martin ne dispose pas d’un gain d’une seconde et demie ou de deux secondes, mieux vaut ne pas lancer la production et risquer de gaspiller de l’argent. Le pari est clair : concentrer les efforts pour viser une meilleure seconde moitié de saison.

Reste la question de son avenir en F1. Interrogé sur ce qui pourrait le convaincre de continuer une année de plus, Alonso n’a pas répondu. Lorsqu’un top 5 lui a été suggéré, il a souri : « Si je finis P5 dans une course, je prendrai probablement ma retraite cet après-midi-là. »

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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