Le pilote de réserve Mercedes, Fred Vesti, qualifie de « méga brutale » l’attente liée à un rôle qui le place au cœur de la F1 sans lui permettre de courir.
Le quotidien d’un pilote de réserve Mercedes
Fred Vesti reste étroitement lié au programme de Formule 1 de Mercedes. Le Danois travaille dans le simulateur, participe aux essais et remplit différentes missions au bord de la piste. Sa contribution compte pour l’écurie, mais regarder les titulaires prendre le départ n’en devient pas plus facile. « C’est juste méga, méga, méga brutal », résume-t-il.
À 24 ans, le pilote consacre son énergie à aider George Russell et Kimi Antonelli à devenir champions du monde, alors qu’il poursuit exactement le même objectif. Toute la contradiction de sa fonction tient là : faire progresser deux concurrents vers le titre tout en espérant obtenir sa propre chance.
Vesti demande régulièrement au directeur de l’ingénierie en piste, Andrew Shovlin, quand il pourra reprendre le volant de la monoplace. « En principe, je déteste être en Formule 1 », a-t-il lancé avec le sourire. Rester à côté de 22 monoplaces sans pouvoir les rejoindre demeure particulièrement difficile pour un pilote qui veut courir.
Une ouverture visée pour 2028
Fred Vesti s’attend à conserver son poste de réserviste chez Mercedes en 2027. Pour la saison 2028, il vise ensuite toute place susceptible de se libérer, sans renoncer à son objectif principal.
Son travail le maintient au plus près de la Formule 1, mais cette proximité ne remplace pas la compétition. « Le rêve, c’est la Formule 1 », insiste-t-il. Son rôle lui donne accès à la monoplace, aux ingénieurs et au fonctionnement de l’écurie, tout en l’obligeant à faire passer les ambitions des deux titulaires avant les siennes.
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