Haas arrive à Miami avec un rang à tenir
Le GP de Miami F1 ouvre la première séquence américaine de TGR Haas F1 Team en 2026. Et cette fois, l’équipe n’arrive pas seulement pour profiter de son rendez-vous à domicile. Après trois manches, elle pointe à la quatrième place du championnat constructeurs avec 18 points, avec une constante qui compte : des arrivées dans le top 10 à chaque course depuis le début de saison.
La dynamique donne forcément du poids au week-end floridien. Miami arrive après une longue coupure de printemps, mais Ayao Komatsu ne parle pas vraiment de pause. Le team principal rappelle que cette période a servi à resserrer les liens avec les fans et les partenaires, dans un contexte particulier avant la première course à domicile de l’équipe aux États-Unis.
Un circuit spectaculaire, mais piégeux
Le Miami International Autodrome garde une place à part au calendrier. Installé autour du Hard Rock Campus, domicile des Miami Dolphins, il place la voie des stands et le paddock près du stade de 65 000 places. Le F1 Village prend même place sur la pelouse, dans une enceinte qui doit aussi accueillir la Coupe du monde de football 2026.
Côté piste, le tracé de 3,3 miles combine plusieurs types de virages et deux longues portions à pleine charge. Le terrain idéal, en théorie, pour les duels roue contre roue. Mais Miami se charge vite de rappeler ses pièges : sections en dévers, murs proches, adhérence limitée hors trajectoire. Comme le circuit est peu utilisé durant l’année, la marge reste mince.
Le format complique encore l’équation. Pour la troisième saison consécutive, le GP de Miami F1 accueille le Sprint. Les pilotes n’auront donc qu’une seule séance d’essais libres, prolongée à 90 minutes, avant d’entrer dans le dur. Deux courses sont au programme, mais très peu de temps pour lire la piste correctement.
La VF-26 encore à décoder
Ayao Komatsu estime que l’équipe a mieux cerné la VF-26 après les trois premières courses. « Nous avons approfondi notre compréhension de la VF-26 après les trois premiers Grands Prix », explique-t-il. Le travail a porté sur l’analyse des données, la fiabilité et, plus largement, la performance de la monoplace.
Reste à convertir cette base en résultats. « Nous arrivons à Miami avec l’envie de capitaliser sur les arrivées dans les points obtenues à chaque manche jusqu’ici, mais nous pensons qu’il y a encore davantage à débloquer », poursuit-il. Le Japonais veut relancer la bonne dynamique installée avant la coupure, malgré la pression particulière des week-ends Sprint.
Ollie Bearman, lui, ne cache pas son impatience. « Je suis très enthousiaste à l’idée de revenir en course, la pause a été longue et Miami est un circuit amusant », confie-t-il. Le Britannique insiste aussi sur le défi posé par les nouvelles réglementations, avec une voiture qui continue de livrer des informations à chaque séance.
Chaleur, humidité et exécution rapide
Pour Esteban Ocon, Miami pourrait introduire une inconnue majeure : la météo. « Miami est probablement la première course de l’année qui va être très chaude et humide, donc c’est quelque chose que nous n’avons pas encore compris avec les nouvelles voitures », prévient-il.
Le Français insiste surtout sur la nécessité d’apprendre vite. Le simulateur a été largement utilisé en amont, notamment pour régler le déploiement, mais certaines réponses ne viendront qu’en EL1. Encore faudra-t-il profiter d’une séance propre. L’objectif, lui, ne bouge pas : exploiter la bonne forme du début de saison et aller chercher de nouveaux points pour l’équipe.
Haas débarque donc à Miami dans une position enviable, mais pas confortable. La VF-26 a déjà marqué avec régularité, le format Sprint réduit la marge d’erreur, et la chaleur pourrait rebattre les cartes. Pour l’écurie américaine, ce premier rendez-vous à domicile doit confirmer que le départ canon de 2026 n’était pas un simple élan passager.
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