La victoire de Kimi Antonelli avec Mercedes à Austin contraste avec les difficultés de George Russell, dont le manque de rythme interroge après l’arrivée des dernières évolutions.
Huitième à l’arrivée, le Britannique a terminé à 54,303 secondes de son coéquipier. Si sa pénalité de cinq secondes et le temps perdu derrière Oscar Piastri ont pesé sur son résultat, Russell pointe surtout un déficit de vitesse qu’il ne s’explique pas.
« Je n’avais tout simplement pas le rythme et je ne sais pas pourquoi », a déclaré George Russell dans le compte rendu de course de Mercedes.
Son premier relais en pneus mediums a été particulièrement difficile. Le passage aux gommes dures lui a permis de retrouver de la vitesse, sans pour autant relancer durablement sa progression. Revenu sur la McLaren de Piastri, il n’a pas réussi à la dépasser.
Mercedes avance une première piste. Selon Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie en piste, les dernières évolutions ont compliqué la recherche des bons réglages. La monoplace affiche pourtant un rythme encourageant lorsque l’écurie trouve le bon équilibre. La difficulté consiste donc à exploiter ce potentiel.
Auprès de BBC Sport, Toto Wolff a lui aussi relié l’écart entre ses pilotes à la difficulté d’exploiter la voiture modifiée. Antonelli a trouvé comment la faire fonctionner, tandis que Russell a peiné à obtenir le même résultat.
Cette piste ne suffit toutefois pas à expliquer l’ensemble de sa course. Russell et ses ingénieurs doivent comprendre son mauvais premier relais, puis son absence de progression malgré un meilleur rythme en pneus durs. Avec 123 points de retard sur Antonelli, sa priorité immédiate reste de retrouver un équilibre exploitable avant Mexico.





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