Les pilotes doivent se réunir à Sepang pour discuter de la sécurité du Grand Prix du Qatar, tandis que Carlos Ezpeleta est attendu à Doha pour rencontrer les organisateurs.
Le paddock a rejoint la Malaisie, mais les inquiétudes exprimées à Phillip Island restent au cœur des échanges. Le conflit au Moyen-Orient soulève des interrogations sur les conditions du déplacement au Qatar, tant pour les pilotes que pour les membres des équipes.
Des garanties attendues pour le Grand Prix du Qatar
Carlos Ezpeleta, directeur général adjoint du MotoGP Sports Entertainment Group, doit rencontrer les organisateurs à Doha. L’objectif est d’obtenir des éléments concrets pour rassurer les participants sur leur sécurité.
Selon GPOne, un plan d’évacuation serait notamment en préparation pour faire face à une éventuelle urgence. En parallèle, la préparation matérielle de l’épreuve se poursuit : Michelin et Pirelli ont déjà livré leurs pneumatiques à Losail. Cette logistique ne répond toutefois pas aux préoccupations liées à la situation régionale.
Certaines équipes laisseraient aussi à leurs salariés le choix de faire le déplacement. GPOne cite le cas de VR46, dont Alessio Salucci aurait confirmé que chaque membre du personnel peut décider de sa participation. Le maintien de l’épreuve au calendrier ne signifie donc pas que tous accepteront de s’y rendre.

Les pilotes cherchent une position commune à Sepang
Selon GPOne, une nouvelle réunion des pilotes est prévue en Malaisie après les discussions menées en Australie. Simon Patterson, de The Race, avait révélé qu’une consultation à Phillip Island aurait recueilli quinze voix contre le déplacement, pour cinq favorables.
Ce vote ne constitue pas une décision officielle d’annulation. La réunion de Sepang pourrait toutefois permettre de préciser les garanties demandées et de dégager une position collective avant le rendez-vous qatari.
Les discussions dépassent la seule question du voyage. GPOne indique que les pilotes travaillent également à la création d’une association pour défendre leurs intérêts. Ils contestent aussi la possibilité de sanctions sportives liées à leurs obligations promotionnelles. Dans les deux cas, leur représentation face aux organisateurs est en jeu.
Un refus collectif pourrait compromettre la tenue de l’épreuve, estime GPOne, qui juge néanmoins cette hypothèse peu probable à ce stade. Aucun boycott n’est décidé et aucune annulation officielle du Grand Prix du Qatar n’est annoncée. À Doha comme à Sepang, les échanges doivent désormais porter sur les conditions concrètes de participation.






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